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Les matins d'ici

Avec Philippe Marcoux

En semaine de 5 h 30 à 9 h

C'est la Journée mondiale de l'espéranto

Audio fil du mercredi 26 juillet 2017
Un manuel espéranto-français datant de 1958

Un manuel espéranto-français datant de 1958

Photo : Image libre de droit

Cent trente ans après son apparition en Europe de l'Est, l'espéranto compte aujourd'hui 2 millions de locuteurs partout sur la planète. Portrait de cette langue qui se veut accessible et universelle, mais qui demeure méconnue.

Un texte de Dominique Degré

Ce n'est pas un linguiste ou un diplomate qui est derrière la création de l'espéranto, mais plutôt un ophtalmologue polonais du nom de Ludwik Lejzer Zamenhof.

À l'époque, la Pologne faisait partie de l'empire russe, où se cotoyaient des dizaines de groupes linguistiques, du turc au finnois, en passant par le yiddish. C'est cette vaste diversité qui a inspiré M. Zamenhof.

« Il constatait qu'il y avait des communautés qui ne se comprenaient pas, qui se disputaient continuellement. Il a donc envisagé une solution équitable et enutre pour que tout le monde puisse se comprendre », a expliqué le vice-président de l'Association canadienne d'espéranto, Geoffrey Greatrex, lors de son passage à l'émission Les matins d'ici.

Langue déterritorialisée

M. Greatrex, qui est également professeur titulaire au département d'études anciennes et de sciences des religions à l'Univesité d'Ottawa, estime qu'il y aurait environ 2 millions d'espérantophones, même s'il croit qu'il est difficile d'avoir un nombre précis de locuteurs. L'espéranto est une langue relativement jeune qui n'a pas d'attache géographique particulière, dit-il.

L'Europe est en quelque sorte le berceau de l'espéranto, mais il y a une communauté très active au Brésil, en Afrique, où il y a un mouvement qui a du succès surtout chez les jeunes, et en Chine par exemple.

Geoffrey Greatrex, professeur titulaire au Déaprtement d'études anciennes des religions à l'Univesité d'Ottawa et vice-président de l'Association canadienne d'espéranto

Le 102e congrès mondial d'espéranto a eu lieu en mai à Séoul, en Corée du Sud. La 103e mouture de l'événement se déroulera quant à elle au Portugal.

Adapter la communication

M.Greatrex affirme que le but de l'espéranto est de faciliter la communication entre les peuples sans imposer sa propre langue à ses interlocuteurs.

« C'est un terrain neutre. Il y a cet aspect d'équité », a-t-il fait valoir, en entrevue avec Louka Jacques.

Même si l'espéranto date de la fin du 19e siècle, la langue a quand même su se renouveler et s'adapter depuis la première publication de Ludwik Zamenhof.

C'est aujourd'hui au moyen d'applications mobiles, qui permettent tant d'apprendre la langue que de se connecter aux autres locuteurs, que l'espéranto peut survivre.

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