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Philippe Marcoux
Audio fil du vendredi 10 novembre 2017

Diasporas  : réunir les deux Corées à Ottawa

Publié le

Leader nord-coréen Kim Jong Un assiste au lancement du missile balistique  Hwasong-12.
Leader nord-coréen Kim Jong Un assiste au lancement du missile balistique Hwasong-12.   Photo : Reuters / KCNA

La Corée du Nord s'impose une nouvelle fois dans l'agenda international, alors que le président des États-Unis, Donald Trump, effectue un voyage de 12 jours en Asie. À Ottawa, deux jeunes coréens - du nord comme du sud - partagent leurs craintes face à une éventuelle escalade nucléaire.

Un texte de Yasmine Mehdi


Ellie Cha, Nord-Coréenne, 23 ans

Une jeune femme portant des lunettes photographiée dans le centre-ville d'Ottawa, une rue et un autobus derrière elle
Ellie Cha, résidente d'Ottawa ayant fui la Corée du Nord Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Ellie a grandi dans la Corée de Kim Jong-un. Récemment installée à Ottawa, la jeune femme évoque un régime où la propagande était omniprésente et où elle était contrainte de mener une double vie. « Une vie normale et une pour le gouvernement », précise-t-elle. Un matin de 2012, ses parents lui annoncent qu’ils doivent fuir le pays par peur de représailles du régime. La petite famille entame alors un long périple clandestin qui la mènera en Chine, au Laos, en Thaïlande et finalement, en Corée du Sud. Après avoir passé la plus grande partie de sa vie dans un régime qui décidait tout pour elle, notamment de son futur emploi, Ellie doit désormais s’adapter à une société où elle est libre de choisir et de s’exprimer. « En Corée du Nord, je ne savais pas qu’en tant qu’être humain, j’avais le droit de m’exprimer », explique-t-elle. La jeune femme se dit particulièrement préoccupée pour sa famille éloignée et ses amis restés en Corée du Nord, de qui elle n’a pas aucune nouvelle. « C’est un pays très secret, même pour moi qui viens de là-bas », soupire-t-elle.


Hyong Kun Joseph Kim, Sud-Coréen, 28 ans

Un jeune homme portant des lunettes photographié dans un café
Joseph Hyong Kun Kim, résident d'Ottawa d'origine coréenne Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Le parcours de Hyong Kun Joseph Kim est très différent de celui d’Ellie Cha, malgré la proximité entre leurs deux pays d’origine. Si Joseph n’est jamais allé en Corée du Nord, ses grands-parents y sont nés et y ont grandi. Ce n’est qu’au début des années 1950, lors de la guerre de Corée, qu’ils ont fui vers le sud, où les parents de Joseph sont nés. « Si j’étais né en Corée du Nord, ma vie aurait été totalement différente », confie le jeune fonctionnaire. Établi au Canada depuis ses 12 ans, il est resté très proche de ses origines coréennes et a suivi avec inquiétude la joute verbale entre les présidents Donald Trump et Kim Jong-Un. « Mes parents ne disent que la tension est constante. J’ai peur quand je vois des tests nucléaires », déclare-t-il. « J’espère qu’un jour, la situation va s’améliorer et que les deux Corées pourront se réunir ».

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