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L’activité physique et le cannabis

Les matins d'ici

Avec Philippe Marcoux

En semaine de 5 h 30 à 9 h

L’activité physique et le cannabis

Rattrapage du mardi 21 janvier 2020
Gros plan sur une cigarette de marijuana.

Un jeune homme fume un joint de cannabis.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Saviez-vous que le cannabis est la drogue illicite la plus populaire du monde? Elle est également très présente dans le milieu sportif, comme nous le dit notre Kinésiologue, Stéphan Ouimette.

Le cannabis a été utilisé comme substance euphorisante depuis au moins 4000 ans.

Ce qui est aussi très populaire c’est la consommation de cannabis juste avant et pour la pratique d’activité sportive.

Pourquoi? Les effets psychoactifs du cannabis sont en majeure partie dus au tétrahydrocannabinol (THC) qui modifie la relâche de neurotransmetteurs et altère du même coup plusieurs processus mentaux influençant les émotions, la perception sensorielle, la mémoire, l’appétit, etc.

Certains de ces effets sont considérés comme étant positifs comme l’amélioration de l’humeur, une légère euphorie, la relaxation, et l’amplification des sensations

un homme parle au micro d'un studio de radio.

Stéphan Ouimette, kinésiologue

Photo : Radio-Canada / Nathalie Bastien

L’autre cannabinoïde que l’on retrouve dans le cannabis est le Cannabidiol (CBD) qui lui est non psychoactif.

On l’utilise principalement pour ses effets antidouleurs, en diminuant les tensions musculaires et l’inflammation, pour diminuer l’anxiété, réduire le stress et améliorer le sommeil, les maux de tête.

Il devient de plus en plus répandu auprès des athlètes, puisque plusieurs croient qu’il permettrait d’accélérer la récupération.

Pas que des effets positifs

Les côtés négatifs sont surtout associés à la consommation de cannabis juste avant et pour la pratique sportive.

L’effet psychoactif du THC vient grandement influencer la perception spatio-temporelle et nuit à la fois à la coordination et au temps de réaction. Dans certains cas, ça peut devenir excessivement dangereux.

Il y a aussi un effet important sur le système pulmonaire. Tout comme la fumée de tabac, la fumée de cannabis contient plusieurs composés toxiques (ammoniaque, cyanure d’hydrogène, nitrosamines, composantes du goudron, etc.) qui peuvent altérer la fonction pulmonaire et augmente le taux d’acidité du système digestif.

L’effet du THC ne se limite cependant pas au cerveau, car les récepteurs aux cannabinoïdes sont présents dans plusieurs organes du corps et le cannabis peut donc grandement influencer leur fonctionnement.

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