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Philippe Marcoux
Audio fil du mercredi 11 septembre 2019

L’Algérie :  contexte politique en ce 11 septembre

Publié le

Des étudiants marchent dans le rues en brandissant des drapeaux algériens au-dessus de leurs têtes.
« Système dégage, l'étudiant s'engage », peut-on lire sur cette pancarte brandie au milieu d'une marée de drapeaux algériens, lors d'une manifestation tenue en avril 2019.   Photo : Reuters / Ramzi Boudina

Pour sa chronique inaugurale, Blaise Ndala nous parle de la révolution algérienne. Il explique pourquoi cette crise se déroule présentement et décrit les acteurs derrière ces manifestations qui perdurent depuis des années.

Pourquoi la révolution algérienne fait-elle rage maintenant, alors que le Printemps arabe s’est étendu de 2010 à 2012? Blaise Ndala explique que pour répondre à cette question, il faut revenir en arrière.

Selon lui, la « décennie noire » de 1992 à 2002 a plongé le pays dans une guerre civile et a vivement affecté la société algérienne.Bouteflicka, qui avait surfé longtemps sur ce traumatisme nationnale, va faire la gaffe de trop, indique-t-il.

Le 10 février, le président Abdelaziz Bouteflika annonce qu’il se représentera à la présidentielle en vue d’un 5e mandat. Or depuis 2005, il passe la majeure partie de son temps hors du pays. Sa capacité à diriger le pays est donc au cœur de toutes les supputations.

Des manifestations sont délenchées par la suite. On demande le départ du président ainsi qu'un changement de régime.

Le 11 mars 2019, Bouteflika annonce qu’il renonce au mandat et promet la tenue d’une conférence nationale chargée de promulguer une nouvelle constitution.

S'en suit une désertion en cascades. Il perd le soutien de l’armée et démissionne le 2 avril.[Abdelkader ] Bensalah, qui le remplace, est une grande figure du régime Bouteflicka. Ça, ce n'est pas accepté, affirme Blaise Ndala.

La pression monte alors au pays. Une mobilisation gagne toutes les villes et un pourparler est amorcé avec les manifestants. Les dirigeants sont en quelque sorte obligés d'ouvrir un espace de dialogue pour discuter avec les forces en présence, explique-t-il.

Le « Forum civil pour le changement » est créé, mais le dialogue est difficile entre les opposants au régime et les dirigeants du pays.

Le 6 septembre 2019, les protestataires rejettent finalement l’organisation d'une présidentielle. Ils annoncent que les négociations n'avanceraient pas tant et aussi longtemps que le général Ahmed Gaïd Salah, le chef de l'armée, resterait aux affaires et que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, ne quitterait pas ses fonctions. Depuis, c'est l'impasse.

En terminant, Blaise Ndala explique que les évènements du 11 septembre 2011 ont eu un impact très clair sur le peuple algérien. Selon lui, les attentats ont permis au régime de devenir l’ami de l’Occident sans avoir à répondre des crimes commis par l’armée contre les islamistes pendant la guerre civile. Il indique qu'à partir de ce moment, le régime pouvait tout se permettre.

Un homme d'origine congolaise parle au micro dans un studio de radio.
Blaise Ndala, juriste et auteur d'origine congolaise. Photo : Radio-Canada/Nathalie Bastien



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