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Érosion côtière : des résidents de Lamèque et Miscou demandent de l’action

Le réveil / Nouveau-Brunswick

Avec Michel Doucet

Cette émission n'est plus à l'antenne.

Érosion côtière : des résidents de Lamèque et Miscou demandent de l’action

Audio fil du jeudi 6 décembre 2018
L'érosion fait des ravages à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

L'érosion fait des ravages à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté Daniel Duguay

Des résidents des îles Lamèque et Miscou, dans la Péninsule acadienne, voient la côte se rapprocher dangereusement de leurs maisons, au gré des tempêtes. Ils interpellent le nouveau gouvernement provincial pour qu'il finance des solutions.

Daniel Duguay, le président du district de service local de Cap-Bateau, sur l’île de Lamèque, a perdu 23 mètres de terrain depuis qu’il a emménagé dans sa maison actuelle, en 1991. Ces dernières années, l’érosion semble s’accélérer, note-t-il.

L’automne, on a de plus en plus souvent des vents plus forts, des marées plus hautes, des coups de vent qu’on n’est pas habitués à voir aussi souvent qu’avant.

Marées d'automne  et forts vents à MataneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marées d'automne et forts vents à Matane

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Il observe avec envie que la localité voisine de Pigeon Hill a réussi à stopper l’érosion en faisant de l’enrochement le long de ses côtes.

Il aimerait que la même solution soit adoptée à Cap-Bateau, et rapidement.

Plus ça tarde, plus on perd du terrain, plus c’est stressant pour nous autres.

Daniel Duguay, résident de Cap-Bateau
Daniel Duguay pose devant un cap qui s'érode.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Duguay est résident de Cap-Bateau, sur l'île Lamèque.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Il doit rencontrer le vice-premier ministre Robert Gauvin lundi prochain pour le sensibiliser et le convaincre de financer un projet d’enrochement ou d’autres solutions.

Solution durable : le déménagement

Ces autres solutions passent inévitablement par le relogement de certains résidents, selon Omer Chouinard, professeur spécialisé en aménagement du territoire et en études de l’environnement à l’Université de Moncton.

Ce qui arrive avec l’augmentation du niveau de la mer et le réchauffement global, c’est que les hypothèses les plus pessimistes se réalisent.

Omer Chouinard, professeur spécialisé en études de l'environnement, Université de Moncton
Omer Chouinard sur une plageAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Omer Chouinard, professeur en études de l'environnement à l'Université de Moncton

Photo : ICI Radio-Canada

Les solutions comme l’enrochement permettent seulement de gagner un peu de temps, mais les forces de la nature finissent par avoir raison de ces structures, dit-il.

Ça donne un faux sentiment de sécurité parce que les travaux sont à recommencer souvent au bout de 10, 15 ou 20 ans. Au quai de Le Goulet par exemple, lorsqu’ils ont fait de l’enrochement, au bout d’une quinzaine d’années, ils ont été obligés de relever le niveau.

Le passé indique que le gouvernement provincial finance bien souvent les solutions les moins coûteuses, mais il fait ainsi preuve de myopie, selon lui, parce que l’élévation du niveau de la mer dépasse toutes les prévisions.

Quand on parle d’élévation du niveau de la mer, on parlait de 60, 70 cm; on est rendus maintenant à environ 1 mètre [...] et même certains parlent de 1 mètre 40.

Les autorités devront aussi mieux contrôler le développement du littoral, estime-t-il. Il note que les commissions de services régionaux « travaillent [déjà] dans ce sens-là », c’est-à-dire éviter de délivrer des permis de construction pour les zones les plus à risque.

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