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Michel Doucet
Audio fil du jeudi 6 décembre 2018

Baleine noire : les observations scientifiques encouragent les pêcheurs de homard

Publié le

Des bateaux de pêche chargés de casiers à homard prennent la mer
Les pêcheurs de homard espèrent que les mesures de protection de la baleine noire de l'Atlantique Nord perturberont moins leurs activités en 2019.   Photo : Radio-Canada / Héloïse Bargain

Les pêcheurs de homard espèrent pouvoir exercer plus librement leurs activités en mer l'an prochain, à la suite d'observations scientifiques selon lesquelles leur pêche constitue un risque négligeable pour la baleine noire de l'Atlantique Nord.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

Les scientifiques ont observé cette année 171 baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent, dont une seule qui se trouvait à moins de 50 m de profondeur, a indiqué cette semaine Mike Hammil, chercheur scientifique chez Pêches et Océans Canada.

Nos pêcheurs, on espère qu’ils vont pouvoir continuer à pêcher.

Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes

Les pêcheurs espéraient entendre une telle confirmation de la part des scientifiques, souligne Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).

Les autorités fédérales ont fermé des zones de pêche au homard cette année par crainte que des baleines s’y aventurent, alors que les pêcheurs disaient qu’ils n’en voyaient pas si près des côtes. L’UPM espère des changements l’an prochain, à la lumière des conclusions scientifiques

Je pense qu’il va y avoir effectivement beaucoup plus d’ouverture l’année prochaine pour ce qui est des ouvertures près des côtes, affirme Martin Mallet.

Martin Mallet parle dans un mégaphone en montrant une grande carte illustrant les zones de pêche fermées près de la côte
Les pêcheurs de homard travaillent près des côtes là où il n'y a pas de baleines, a soutenu Martin Mallet, de l'Union des pêcheurs des Maritimes, lors d'une manifestation à Caraquet l'été dernier.   Photo : CBC/Gabrielle Fahmy

Les pêcheurs vont proposer au fédéral leur propre plan de gestion de risque pour la baleine noire dans leurs zones de pêche.

Nous, ce qu’on propose, c’est d’avoir un protocole de retrait progressif plus près des côtes si jamais il y a des baleines qui entrent dans les eaux peu profondes. On propose de sortir les engins de pêche des régions où les baleines pourraient se présenter, s’il y a lieu, explique Martin Mallet.

Queue d'une baleine sortant de l'eau.
Afin de protéger les baleines noires, le gouvernement fédéral a aussi imposé la fermeture de zones de pêche au crabe, ainsi qu'une limite de vitesse aux navires dans le golfe du Saint-Laurent.   Photo : Center for Coastal Studies/NOAA

L’organisme entend poursuivre les discussions avec les autorités fédérales.

C’est un travail de longue haleine. On va continuer à collaborer avec le gouvernement, le ministère des Pêches et des Océans, pour adapter les mesures, pour qu’elles soient plus flexibles, plus respectueuses de la pêche, tout en protégeant ces baleines évidemment, conclut Martin Mallet.

La baleine noire de l’Atlantique Nord est une espèce protégée. Aucun décès de baleine noire causé par une collision avec un navire ou l'empêtrement de ces animaux dans de l'équipement de pêche n'a été signalé cette année dans les eaux canadiennes, alors que 12 carcasses y ont été découvertes en 2017.

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