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Michel Doucet
Audio fil du vendredi 19 octobre 2018

Une recherche pour mieux comprendre l’immigration francophone

Publié le

Un stylo sur un formulaire d'immigration du gouvernement du Canada.
Des chercheurs de l'Université de Moncton mènent une étude sur l'immigration francophone à la demande de la Société nationale de l'Acadie   Photo : Getty Images / Alex Skopje

Des chercheurs de l'Université de Moncton mènent une étude sur l'immigration francophone à la demande de la Société nationale de l'Acadie (SNA), qui veut mieux cerner l'expérience vécue par les nouveaux arrivants.

La recherche est notamment menée au moyen d’un sondage et d’entretiens avec des immigrants qui se sont établis en Atlantique.

Selon la directrice générale de la SNA, Véronique Mallet, l’idée de cette étude est venue de certains reportages sur les expériences vécues par certains immigrants, certaines positives, mais plusieurs négatives.

On cherchait à sortir de l’anecdotique pour savoir c’est quoi la réelle situation dans la région, et est-ce que c’est si mauvais que ça ou est-ce que c’est si bon que nous on le pense?, explique Mme Mallet.

Véronique Mallet
Véronique Mallet Photo : Radio-Canada/André Maillet

L’étude vise à cerner l’expérience migratoire du début à la fin, depuis le processus de recrutement jusqu’à la décision de demeurer en Atlantique ou de partir, explique de son côté Christophe Traisnel, professeur à l’Université de Moncton et chercheur attitré à ce projet.

On est conscients qu’il y a un défi démographique dans la région et si on veut en partie le régler, (...) il faut adresser la question de l’immigration, renchérit Véronique Mallet.

Le gouvernement fédéral a établi une cible d’immigration francophone de 4,4 % à travers le Canada. Dans une province comme le Nouveau-Brunswick, un taux de 4,4 % est un taux assimilateur, dit Mme Mallet. C’est un taux qui ne nous permettrait pas de garder le poids démographique qu’on a déjà.

L’enquête, espère-t-on, permettra de mieux comprendre les immigrants francophones, à travers les expériences tant positives que négatives qu’ils ont vécues, et mieux adapter les stratégies de recrutement et de rétention des nouveaux venus. Pour ajuster les programmes qu’on a déjà, ou quitte à en créer des nouveaux pour répondre spécifiquement aux besoins, précise la directrice générale de la SNA.

Pour les besoins de ce sondage, la définition d’immigrant n’est pas restrictive, indique Christophe Traisnel. Les étudiants internationaux, les travailleurs temporaires, les réfugiés sont inclus.

Ce sont toutes les personnes qui sont nées à l’extérieur du Canada et qui sont de langue française, qui peuvent y participer, dit M. Traisnel.

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