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Michel Doucet
Audio fil du jeudi 30 août 2018

« Shows de boucane » : un problème chronique dans la Péninsule acadienne

Publié le

Des courses d'accélération à Saint-Élie Motorsports
Les « shows de boucane », où les participants font crisser leurs pneus, sont légion, dans la Péninsule acadienne.   Photo : Radio-Canada

Les rassemblements d'automobilistes qui font crisser leurs pneus sont fréquents, dans la Péninsule acadienne. Mais les policiers sont bien souvent impuissants, selon le caporal Pierre Chiasson de la GRC, parce qu'ils arrivent généralement trop tard et que peu de gens veulent dénoncer les fautifs.

Les « shows de boucane », comme on les appelle dans la Péninsule acadienne, sont une tradition, surtout à l’occasion de la fête des Acadiens, mais également, de façon générale, lorsqu’il fait beau et chaud.

Le caporal Chiasson en offre la description suivante :

Ce qu’on voit souvent, c’est des regroupements de gens sur des routes rurales qui ferment la rue, puis on peut avoir des foules jusqu’à des centaines de personnes sur le bord de la route. C’est un genre de spectacle qui se passe, les gens font crisser les pneus [...], puis ça peut devenir très dangereux, car on voit souvent des jeunes enfants qui sont là sur le bord de la route.

Un problème difficile à combattre

La GRC reçoit un plus fort volume de plaintes que d’habitude ces jours-ci, mais il lui est très difficile de combattre le phénomène.

Les policiers privilégient les appels plus urgents et lorsqu’ils se rendent sur les lieux d’un « show de boucane », il est souvent trop tard.

[...] ça peut prendre un peu de temps à se rendre à l’appel qui est un peu moins urgent. Par le temps qu’on arrive, souvent, cette activité-là est finie, déplore le caporal Chiasson.

Pour avoir plus de succès, la force policière a besoin de la collaboration du public, dit-il. Ça prend une déclaration d’un témoin pour pouvoir procéder à des charges et pouvoir aller au travers du système judiciaire.

La peur de représailles

Or les plaignants sont peu disposés à identifier les fautifs par peur de représailles, reconnaît-il. Il incite tout de même les résidents de la Péninsule acadienne à signaler les incidents puisque la GRC peut ainsi mieux identifier les endroits où ils sont plus nombreux et y accroître ses patrouilles.

Et pour ceux qui croient que de faire crisser ses pneus est une activité bénigne, le caporal Chiasson rappelle qu’elle peut mener à plusieurs accusations.

Faire crisser les pneus, faire du bruit excessif avec un tuyau d’échappement non approprié; ça peut venir même au criminel : conduite dangereuse selon s’il y a des gens autour, de jeunes enfants, etc.

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