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Michel Doucet
Audio fil du vendredi 20 juillet 2018

Insectes envahissants : Kouchibouguac exerce un contrôle strict du bois de chauffage

Publié le

Feu de camp
Les campeurs au parc Kouchibouguac doivent acheter sur place le bois qui sert à leurs feux de camp.   Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Au moment où commence la haute saison touristique, le parc national Kouchibouguac rappelle aux campeurs qu'il est interdit d'apporter du bois de chauffage acheté ailleurs. Il s'agit d'une mesure de protection des forêts contre les insectes envahissants.

Le longicorne brun de l’épinette, l’agrile du frêne, la spongieuse européenne… autant d’insectes qui viennent d’ailleurs et qui peuvent décimer nos forêts.

Le longicorne brun de l'épinette
Le longicorne brun de l'épinette   Photo : Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse

Le longicorne brun de l’épinette, d’ailleurs, a été décelé dans le parc Kouchibouguac en 2011. Cet insecte a ravagé des milliers d’arbres en Nouvelle-Écosse à partir de la fin des années 1990. Les autorités croient que le spécimen trouvé à Kouchibouguac était probablement présent dans du bois de chauffage apporté d’ailleurs.

Quand on transporte du bois de chauffage d’un endroit à un autre, par inadvertance on peut déménager ces insectes envahissants qui posent un risque pour nos forêts, affirme Daniel Gallant, écologiste au parc Kouchibouguac.

Pour contrer la menace, le parc a adopté une politique stricte.

Il faut acheter le bois dans le parc pour le brûler dans le parc.

Daniel Gallant, écologiste au parc national Kouchibouguac

Le parc communique fait connaître cette politique auprès du public par divers moyens de communication, mais il agite aussi à l’occasion le bâton : le bois à brûler qui n’a pas été acheté dans le parc est saisi et détruit en milieu contrôlé, dans les limites du parc.

Selon Daniel Gallant, le parc Kouchibouguac ne cherche nullement à décourager les feux de camp.

On reconnaît que les feux de camp sont partie intégrante d’être en contact avec l’héritage naturel qu’on a ici au parc. Des conseils généraux que je pourrais donner c’est : achetez le bois là où vous avec l’intention de le brûler. [...] Si vous avez accès à du bois certifié qui a été traité thermiquement contre les pathogènes, il est conseillé de l’acheter, et avant de venir visiter un parc, c’est toujours une bonne idée de communiquer avec nous et de s’informer de nos politiques.

Le parc Kouchibouguac ne mène d’ailleurs pas cette campagne seul. L’Agence canadienne d’inspection des aliments déconseille également sur son site de transporter du bois de chauffage d’une région à une autre.

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