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Michel Doucet
Audio fil du mercredi 16 mai 2018

Des mois meurtriers pour les abeilles

Publié le

L'apiculteur Paul Vautour regardent des abeilles mortes dans une ruche
L'apiculteur Paul Vautour estime avoir perdu plus de 80 % de ses abeilles au cours des derniers mois (archives).   Photo : Radio-Canada / Karine Godin

Des apiculteurs sont désolés en constatant qu'ils ont perdu un taux élevé de leurs abeilles au cours des derniers mois.

L’apiculteur Paul Vautour, à Irishtown, au Nouveau-Brunswick, estime qu’il a perdu plus de 80 % de ses abeilles.

« Ce n’est pas seulement moi, c’est partout dans la province. Il y a beaucoup de pertes. On pense que c’est un peu le changement de climat qui nous a pris par surprise cette année ou l’année passée je devrais dire. [...] Au mois d’août et un peu au mois de septembre on a eu une sécheresse. Et là, les fleurs ne produisaient plus de pollen ni de nectar », explique Paul Vautour.

L’apiculteur Paul Vautour, à Irishtown, au Nouveau-Brunswick,
L’apiculteur Paul Vautour, à Irishtown, au Nouveau-Brunswick, Photo : Radio-Canada/Jean-Philippe Hughes

Les reines pondent de 1500 à 2000 larves chaque jour, précise Paul Vautour, mais sans nectar ni pollen, ces dernières n'ont pas pu atteindre leur maturité.

« Et aussi, le mois d’avril a été assez long. L’hiver ne voulait pas lâcher. Les abeilles ont commencé à crever », souligne Paul Vautour.

D’autres facteurs entrent aussi en jeu dans le déclin des abeilles, ajoute-t-il, comme la monoculture de plantes qui ne leur profitent pas. Il déplore aussi que des terres autrefois cultivées soient maintenant envahies de broussailles.

Des abeilles mortes dans une ruche ouverte
Paul Vautour espère rebâtir sa colonie d'abeilles avec du temps et beaucoup de travail. Photo : Radio-Canada/Nicolas Pelletier

« Le monde change, les méthodes agricoles changent. On voit dans les grands champs qu’il y avait avant avec les petites fermes que pleine de varnes et qu’il n’y a pas de petites fleurs. C’est ce que ça nous prend, des fleurs sauvages », indique Paul Vautour.

Il ne pourra appuyer la pollinisation de champs de bleuets cette année comme il le faisait auparavant, mais tout n’est pas perdu. Paul Vautour estime pouvoir doubler cet été le nombre d’abeilles qui lui reste en ce moment.

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