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Michel Doucet
Audio fil du vendredi 11 mai 2018

Examen des infirmières : révision minutieuse de la traduction au Québec

Publié le

Une patiente reçoit le soutien d'une infirmière.
La traduction en français de l'examen d'entrée à la profession d'infirmière au Nouveau-Brunswick comporte une lacune, selon le Commissariat aux langues officielles.   Photo : iStock

Les modifications apportées à la traduction de l'examen d'entrée à la profession d'infirmière au Québec font l'objet d'une vérification professionnelle, contrairement à celles faites au Nouveau-Brunswick.

Au Nouveau-Brunswick, les candidats à la profession doivent réussir l’examen NCLEX-RN, qui est utilisé aux États-Unis et au Canada, mais non au Québec. L'examen est développé aux États-Unis, mais il est révisé et traduit par des Canadiens.

Dans un rapport d’enquête publié cette semaine, le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick reconnaît que les questions de l’examen sont bien traduites en français, mais elle souligne une lacune importante.

« Le Commissariat dénonce fortement le fait que la version française de l’examen NCLEX-RN ait pu faire l’objet de modifications qui n’ont pas été révisées par des traducteurs agréés. Une telle pratique compromet la qualité de cet examen », peut-on lire dans le rapport de la commissaire Katherine d’Entremont.

Le Québec, qui utilise son propre examen depuis 2000, le fait traduire du français vers l’anglais. Toutes les modifications qui y sont ensuite apportées font l’objet d’une révision de qualité professionnelle, assure Chantal Lemay, directrice adjointe au registrariat et examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

« Évidemment, la version française est traduite par des traducteurs agréés. Par la suite, une validation est faite par des infirmières qui travaillent dans les milieux anglophones pour s’assurer qu’il y a une concordance avec la réalité clinique. [..] L’examen est aussi soumis à deux enseignantes qui proviennent du milieu anglophone. [...] Et par la suite, un traducteur agréé différent du premier revoit les items pour s’assurer que si on a apporté des changements en cours de route, ça tient toujours la route », explique Chantal Lemay.

Une jeune femme triste qui tient son diplôme de sciences infirmières dans son salon.
Stéphanie Noël a tourné le dos à la profession d'infirmière. Elle a été incapable de réussir l'examen accréditation NCLEX-RC. Elle étudie pour devenir enseignante. Photo : Radio-Canada/ Nicolas Steinbach

Le Commissariat aux langues officielles recommande à l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) de veiller à ce que « toute traduction de l’examen et toute modification soient faites par un traducteur agréé. »

La recommandation est tirée du rapport du Commissariat qui conclut que l’AIINB a enfreint la Loi sur les langues officielles en adoptant l’examen NCLEX-RN, qui « défavorise nettement » les candidats francophones. Selon le Commissariat, les étudiants anglophones ont accès à un plus grand éventail de matériel préparatoire, comme des simulations d’examen de plus grande qualité­.

L’AIINB n’a pas encore pris une position à la suite de la publication du rapport du Commissariat. Elle a transmis le document à un conseiller juridique, indique une porte-parole.

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