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Michel Doucet
Audio fil du jeudi 1 mars 2018

Une grave pénurie d'infirmières guette le Nouveau-Brunswick

Publié le

Maria Richard au micro de l'émission Le Réveil.
Marie Richard est vice-présidente du Syndicat des infirmières du Nouveau-Brunswick   Photo : Radio-Canada / Marie-Élaine Cloutier

Si rien n'est fait, le Nouveau-Brunswick pourrait vivre une grave pénurie d'infirmières d'ici cinq ans, lorsque le tiers des infirmières seront admissibles à prendre leur retraite. C'est du moins ce qu'affirme le Syndicat des infirmières du Nouveau-Brunswick. Selon la vice-présidente du syndicat, Maria Richard, la fermeture de l'urgence de l'hôpital de Moncton en fin de semaine pourrait se reproduire ailleurs dans la province.

« Il faut des plans d'action à court terme pour essayer que la situation à l'hôpital de Moncton ne se reproduise pas. Là, on était chanceux, il y a deux hôpitaux à Moncton, mais qu'est-ce qui se serait passé si c'était arrivé à Bathurst par exemple? Les gens seraient allés où? », se questionne l'infirmière.

Ça devient un risque pour le public.

Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières du Nouveau-Brunswick

Mme Richard croit qu'une combinaison de départs à la retraite, de désintérêt des jeunes envers la profession et de conditions de travail difficile compliquent la tâche des gestionnaires pour combler les besoins. Selon elle, il n'est pas rare que des infirmières doivent faire des quarts de travail de 24 heures quand on n'arrive pas à combler des congés de maladie.

« L'année dernière, dans un de nos hôpitaux, dans un mois il y a eu sept cas où une infirmière a fait un quart de 24 heures. À un moment donné, on ne peut pas laisser les patients tout seuls [...], mais ça on le sait, ce n'est pas sécuritaire. »

Maria Richard reste passionnée par sa profession et affirme que la majorité des infirmières sont dévouées à leur travail. Mais les conditions de travail auxquelles elles font face diminuent l'attrait de la profession.

Mme Richard souhaite que le gouvernement provincial prenne des actions concrètes le plus rapidement possible pour améliorer les conditions de travail des infirmières, ce qui permettrait peut-être de ralentir les départs à la retraite en plus d'attirer plus de jeunes vers les facultés de sciences infirmières.

La province a récemment mis en place un comité de ressources, dont fait partie le syndicat, pour élaborer des solutions pour affronter la pénurie d'infirmières.

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