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Le réveil / Nouveau-Brunswick

Avec Michel Doucet

Cette émission n'est plus à l'antenne.

Les multiples identités culturelles de Paryse Suddith

Audio fil du jeudi 1 février 2018
Paryse Suddith

Paryse Suddith

Photo : Radio-Canada / Stéphan Bénard

Pour Paryse Suddith, le mois de l'histoire des Noirs revêt une importance particulière. Née de l'union d'une mère acadienne et d'un père afro-américain, cette avocate de Saint-Quentin est revenue dans son Nouveau-Brunswick natal il y a un an. Elle s'est donné pour objectif de faire la promotion des communautés culturelles et de préserver leur savoir traditionnel.

Un texte de Nadia Gaudreau

Après avoir travaillé pour le gouvernement fédéral, mais aussi comme analyste pour le gouvernement de la Nouvelle-Zélande, Paryse Suddith a décidé en 2009 d'utiliser son expérience dans la fonction publique pour aider les minorités culturelles du pays. C'est ainsi qu'elle a fondé à Gatineau, en 2009, l'organisme sans but lucratif Productions et services juridiques de la vieille rivière. Depuis l'an dernier, Paryse Suddith est installée à Moncton et a décidé de poursuivre la mission de l'organisme en organisant des activités et en offrant des services au Nouveau-Brunswick.

Le premier événement coïncide avec le début du mois de l'histoire des Noirs. Afro Cultures d'Ici aura lieu samedi au club des lions de la rue Mark, à Moncton, et donnera l'occasion d'en apprendre plus sur les peuples de descendance africaine de la région.

« On va avoir une panoplie d'expressions culturelles de descendance africaine: des mets africains, de la musique, du conte traditionnel africain avec Haqq Brice », raconte Mme Suddith.

Selon elle, les Néo-Brunswickois ont de multiples raisons de profiter du mois de l'histoire des Noirs pour en apprendre un peu plus sur les communautés africaines. Elle croit que même si la plupart des gens dans la province, particulièrement les Acadiens, sont ouverts et accueillants, il faut trouver des occasions de favoriser l'intégration des immigrants.

« Avec les vagues d'immigration, avec les politiques fédérales et provinciales, il faut qu'on adopte des politiques et des pratiques pour apprendre à mieux se connaître et qu'on adopte des politiques en intégration », croit Mme Suddith.

À l'Université de Moncton, il y a beaucoup d'étudiants internationaux qui viennent de l'Afrique francophone. Beaucoup d'entre eux restent après leurs études. Sachant ça, il faut avoir des façons d'avoir un dialogue sur leurs besoins. Ils ont de la richesse, du savoir et des expériences à partager.

Paryse Suddith

En grandissant à Saint-Quentin, Paryse Suddith raconte en riant qu'elle était sûrement la seule personne d'une minorité visible dans le Restigouche. À 46 ans, elle se réjouit que cela ait changé. Elle souligne quand même l'ouverture de sa communauté et affirme n'avoir jamais été victime de racisme.

« Je suis mélangée et j'en suis fière, explique celle qui se décrit avec un sourire comme un petit chien bâtard. Mon père est d'origine Cherokee et Africaine-Américaine, ma mère est Acadienne. Je suis multiculturelle et d'avoir grandi avec les trois souches, ça m'a donné une perspective unique sur la diversité culturelle et le besoin d'apprécier tous les éléments culturels qu'on a en société. »

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