Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Michel Doucet
Audio fil du jeudi 21 septembre 2017

La place du français dans la fonction publique fédérale toujours pas acquise

Publié le

Des fonctionnaires francophones fédéraux hésitent à utiliser leur langue au travail, selon un rapport.
Des fonctionnaires francophones fédéraux hésitent à utiliser leur langue au travail, selon un rapport.   Photo : Radio-Canada

Un récent rapport du gouvernement fédéral constate que « trop de fonctionnaires » qui travaillent dans des régions bilingues au pays hésitent à utiliser la langue de leur choix au travail. C'est toute une culture qu'il faut changer, selon un chercheur de l'Institut de recherche sur les minorités linguistiques de l'Université de Moncton.

Le rapport, publié la semaine dernière, note certains signes encourageants. Par exemple, les francophones occupent 26 % des postes dans la fonction publique fédérale même s’ils ne représentent que 23 % de la population canadienne.

   

Il constate toutefois que l’anglais demeure la « langue dominante pour la plupart des activités quotidiennes » et que les francophones ne se sentent pas toujours à l’aise d’utiliser leur langue au travail, entre autres parce que la plupart des documents dans la fonction publique sont rédigés en anglais, la langue également utilisée pour la plupart des réunions.

« [...] Il y a une dynamique de travail en milieu linguistique minoritaire qui est difficile à changer », constate Éric Forgues, directeur général de l’Institut de recherche sur les minorités linguistiques.

Éric Forgues
Éric Forgues, directeur général de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques   Photo : ICI Radio-Canada

Elle tient à la culture qui prédomine au sein de la fonction publique, dit-il. Pour instaurer une véritable culture de la dualité linguistique dans la fonction publique fédérale, il faudra un ensemble de mesures dont plusieurs sont énumérées dans le rapport, note-t-il.

« Embauche de personnel bilingue, désignation de postes bilingues, formation linguistique… Il y a certaines pratiques aussi donc la formation ne suffit pas. Il faut qu’il y ait des activités de socialisation aussi en dehors des activités de formation sinon ça se perd. »

Ces mesures ne donneront pas de résultats, ajoute-t-il, sans la pleine collaboration des gestionnaires.

La clé, un leadership qui est fort qui vient de la direction, ça, c’est essentiel.

Éric Forgues, Institut de recherche sur les minorités linguistiques

À ce sujet, le rapport recommande de « renforcer la responsabilisation et reconnaître les efforts des dirigeants qui favorisent et contribuent à un environnement bilingue ».

Il fait une série d’autres recommandations axées sur la formation, les politiques du gouvernement en matière de langue de travail, de culture organisationnelle et d’outils susceptibles de renforcer la présence du français dans la fonction publique.

Chargement en cours