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Michel Doucet
Audio fil du mercredi 19 juin 2019

10 ans de l’équité salariale : un succès sur lequel bâtir

Publié le

Un homme et une femme échangent une poignée de main
La Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick estime qu'il est grand temps de passer à une loi pour obliger les employeurs privés à respecter le principe de salaire égal pour un travail de valeur égale.   Photo : iStock / fizkes

La Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick se réjouit des progrès accomplis en ce domaine dans la fonction publique au cours des dix dernières années et elle poursuit sa lutte pour atteindre le même objectif dans le secteur privé.

La loi sur l'équité salariale du Nouveau-Brunswick a été sanctionnée le 19 juin 2009 à la suite d’une longue lutte des mouvements féministe et syndical. En vertu de cette loi, les femmes et les hommes qui travaillent dans la fonction publique provinciale doivent gagner un salaire égal pour un travail de valeur égale.

S’il n’y avait pas eu la loi, c’est évidemment qu’on n’aurait pas fait tout ce chemin-là : presque l’ensemble du secteur public est maintenant évalué et a déterminé les emplois où il y avait des iniquités salariales. Les ajustements [de salaire] ne sont pas terminés d’être versés, mais il y a des plans pour le faire. Il reste quelques groupes encore malgré tout. Ça, ça nous déçoit, mais si on regarde dans son ensemble on peut dire que c’est un succès, estime la directrice générale de la Coalition pour l'équité salariale, Johanne Perron.

En dix ans, la situation de nombreuses travailleuses de la fonction publique s'est grandement améliorée, souligne Mme Perron.

Il y a une intervenante scolaire qui nous racontait qu’avant l’équité salariale, elle avait de la difficulté à arriver, à avoir un niveau de vie qu’elle trouvait acceptable pour elle et son fils. C’était une mère [qui élevait seule son enfant] et payer le loyer était même un défi. Maintenant, après l’équité salariale, elle est en train de penser à acheter une maison. Alors, on peut voir comment ça peut changer les conditions économiques pour les femmes, indique Johanne Perron.

C’est une question de justice, c’est un droit de la personne, mais c’est aussi une question économique pour les femmes.

Johanne Perron, directrice générale de la Coalition pour l'équité salariale

La Coalition pour l’équité salariale entend continuer de talonner les élus dans l’espoir de les convaincre d’adopter une loi similaire pour le secteur privé. C’est le meilleur moyen, selon l’organisme, pour que toutes les entreprises privées prennent des mesures similaires.

On va certainement continuer à pousser pour avoir une loi pour le secteur privé. Il y avait trois partis qui s’étaient engagés à le faire aux dernières élections. On espère qu’aux prochaines ce sera les cinq partis, souhaite Johanne Perron.

Photo de Johanne Perron dans les studios de Radio-Canada Acadie.
Johanne Perron   Photo : Radio-Canada/Vincent Lehoullier

Ce serait un moyen de réduire la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit dans plusieurs domaines dans la province, selon elle.

Je pense que l’équité salariale est un outil de ressources humaines qu’on ne devrait pas laisser de côté. Au contraire, on devrait vraiment miser là-dessus pour avoir des postes qui sont [pourvus] partout au Nouveau-Brunswick et pour profiter ensemble de l’économie, développer une économie pour tout le monde, conclut Johanne Perron.

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