Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Michel Doucet
Audio fil du mercredi 22 mai 2019

Prix du homard : mécontentement et incompréhension au Nouveau-Brunswick

Publié le

Une caisse pleine de homards vivants
Les prix offerts aux pêcheurs de homards du nord-est du Nouveau-Brunswick sont inférieurs à ceux d'autres régions et ils varient d'un quai à l'autre, déplore l'Union des pêcheurs des Maritimes.   Photo : Radio-Canada

La frustration règne chez les pêcheurs de homard du nord-est du Nouveau-Brunswick, qui se voient offrir des prix inconsistants et plus faibles que ceux en vigueur dans d'autres régions, selon l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).

Les prix, c’est le bordel cette année. On a sept ou huit différents prix. Présentement, les pêcheurs sont vraiment inquiets par rapport à tout ce qui se trame autour des prix. [...] Au Nouveau-Brunswick, on a de mêmes acheteurs qui paient jusqu’à 50 ¢ de différence à différents quais. On n’a pas encore de prix fixé à présent. Ça cause beaucoup de frustration, affirme un organisateur de l’UPM, Emmanuel Moyen.

Les pêcheurs de la Gaspésie, du Cap-Breton et des Îles-de-la-Madeleine se voient offrir des prix supérieurs, selon M. Moyen.

Si on parle du Cap-Breton, ils ont 6,50 $ la livre. La Gaspésie a commencé à 7,50 $ et 7,75 $ au début de la pêche. Les Îles-de-la-Madeleine, la même chose. Nous, on a commencé avec 5 $ et 5,50 $ et on a été obligés de faire beaucoup de travail pour avoir une petite augmentation de 50 ¢ et de 25 ¢ dans certains cas, déplore M. Moyen.

L’UPM n’arrive pas à expliquer pourquoi la différence des prix est si prononcée entre le Nouveau-Brunswick et les autres régions.

Ce sont les mêmes individus qui achètent ici. Ce sont les mêmes transformateurs qui achètent au Cap-Breton et partout. Une différence des prix comme ça, il n’y a pas d’explication logique, souligne Emmanuel Moyen.

Emmanuel Moyen en entrevue dans son bureau
« De 50 ¢ à 60 ¢ de différence, c’est le profit [du pêcheur], ça », souligne Emmanuel Moyen, organisateur à l'Union des pêcheurs des Maritimes (archives). Photo : Radio-Canada/François Vigneault

Certains pêcheurs du nord-est du Nouveau-Brunswick ont tenté de vendre leurs prises ailleurs dans l’espoir d’obtenir un meilleur prix, mais en vain.

Il y en a qui ont essayé et ce qu’ils se font dire, c’est : “À qui tu vendais?” Quand ils donnent la réponse : “Ah, je ne peux pas acheter ton homard”. C’est exactement mot pour mot ce qu’on m’a dit hier, soutient Emmanuel Moyen.

De plus, contrairement à la Gaspésie, où les prises de homards s’annoncent excellentes, les prises dans la zone 23 sont moindres que l’année dernière et de beaucoup, indique Emmanuel Moyen.

Chargement en cours