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Michel Doucet
Audio fil du mardi 14 mai 2019

La discrimination persiste 50 ans après la décriminalisation de l’homosexualité

Publié le

Les marcheurs font flotter des drapeaux arc-en-ciel et des drapeaux de la fierté trans.
De nos jours, des milliers de personnes assistent ou participent chaque année à de grands défilés de la fierté LGBTQ+ dans plusieurs villes en Atlantique, comme ci-dessus à Moncton en 2018.   Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Le 14 mai 1969, il y a 50 ans, le Canada décriminalisait l'homosexualité. Deux ans plus tôt, en déposant le projet de loi C-195, Pierre Elliott Trudeau, qui était alors ministre fédéral de la Justice, déclarait que « l'État n'a rien à faire dans les chambres à coucher. »

Dans l’entrevue ci-dessus, Charles McDougall, coordonnateur chez l’organisme Rivière de la fierté, et Yves Goguen, professeur de droit à l’Université de Moncton, font le point sur l’évolution des choses depuis l’adoption de cette loi.

Malgré le fait que l'homosexualité est décriminalisée, il reste encore du chemin à faire pour atteindre l’égalité, selon Charles MacDougall.

Par exemple, même s’il y a un changement dans l’interdiction pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes de donner du sang, c’est passé d’un an sans relation sexuelle avec un autre homme à trois mois. C’est toujours de la discrimination. On peut aussi parler de la criminalisation des travailleurs du sexe. Il y a toujours d’autres changements juridiques qu’il faut faire. Par exemple, l’âge du consentement pour le sexe anal est à 18 ans tandis que pour d’autres types de sexe c’est à 16 ans, affirme Charles McDougall.

Il y a toujours des gens, même dans notre région, qui vont être battus pour leur homosexualité.

Charles McDougall, coordonnateur chez l’organisme Rivière de fierté à Moncton

Le Nouveau-Brunswick pourrait en faire plus pour aider la communauté LGBTQ+, estime Yves Goguen.

On a un traitement [de prévention du sida], la PrEP, qui est disponible dans la plupart des provinces. Au Nouveau-Brunswick, on traîne la patte. C’est un médicament qui devrait être accessible à tout le monde. Ce manque d’accessibilité, c’est une autre façon si vous voulez de contrôler le corps des personnes. On est encore dans une atmosphère de stigma, souligne Yves Goguen.

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