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Michel Doucet
Audio fil du jeudi 14 mars 2019

Interdire le cellulaire en classe, une idée mal accueillie au Nouveau-Brunswick

Publié le

Un gros plan sur les mains d'une jeune fille qui tient un téléphone intelligent. Ses mains sont posées sur son pupitre d'école, par dessus un cahier ligné.
Le téléphone cellulaire est plus utile en classe que nuisible, selon des intervenants en éducation au Nouveau-Brunswick.   Photo : iStock

Le gouvernement de l'Ontario compte interdire les téléphones cellulaires des salles de classe des écoles de la province dès la prochaine année scolaire, mais au Nouveau-Brunswick des représentants des jeunes et des enseignants défendent l'utilisation de cet appareil en classe.

Il vaut mieux encourager l’utilisation de ces technologies, selon Émile Couturier, président de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick.

C’est sûr que nous à la FJFNB on cherche plutôt à s’outiller qu’à nier l’existence des nouvelles technologies. On a vu toutes sortes de mandats par rapport aux jeunes qui comprennent que le marché du travail va demander l’utilisation de ces outils, et ils veulent en savoir plus à l’école pour ça, affirme-t-il.

Le téléphone est un outil pédagogique important, reconnaît Lucie Martin, présidente de l’Association des enseignantes et enseignants francophones du Nouveau-Brunswick

Il faut outiller nos jeunes, en faire une utilisation responsable et respectueuse. Il y a plusieurs plateformes dont nos jeunes peuvent bénéficier. En salle de classe, ça peut servir d’outil pédagogique, et on s’en sert à ce niveau-là, explique-t-elle.

Ces appareils donnent accès à Internet et ils servent de calculatrices, souligne par exemple Émile Couturier, en ajoutant qu’ils auront vraisemblablement bien d’autres usages dans l’avenir.

Il faut regarder plus loin que juste les technologies qu’on a présentement. Avec la réalité virtuelle, mais aussi des choses qui paraissent moins loin, il y a tout un potentiel de réseautage, de connaissance de l’autre, avec les nouvelles technologies, dit-il.

Il y a des élèves qui écoutent de la musique et ça les aide à se concentrer lorsqu’ils travaillent. Ça répond quand même à certains besoins d’accommodement, ajoute Lucie Martin.

Le téléphone est-il une source de distraction en classe?

Le téléphone cellulaire est souvent perçu comme une source de distraction en classe, mais Lucie Martin estime que les avantages de cet appareil surpassent les inconvénients.

C’est une question d’encadrement dans la salle de classe. Il faut qu’il y ait des limites bien établies. Mais il ne faut pas nier non plus que même les enseignants s’en servent. Il y a la plateforme Clic où l’enseignant peut déposer les notes de cours complétés, les présentations PowerPoint, les dates de remise des travaux. C’est quand même un outil qui sert des deux côtés, précise-t-elle.

Émile Couturier croit aussi qu’il faut simplement encadrer l’utilisation du téléphone en classe.

Il y a cette idée en éducation comme quoi il faut quelqu’un pour se guider, pour naviguer dans toutes ces connaissances. C’est un peu de cette manière que je vois comment l’enseignant peut être un guide pour l’utilisation du téléphone cellulaire, dit-il.

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