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Michel Doucet
Audio fil du jeudi 17 janvier 2019

Le manque de stabilité politique nuit aux finances du N.-B., croit un économiste

Publié le

Les deux politiciens prononcent un discours devant leurs partisans durant les dernières élections.
« Un nouveau premier ministre arrive : “Je veux changer les choses.” Un autre le remplace : “Je veux changer les choses”», affirme Samuel LeBreton, économiste à la retraite. Ci-dessus: l'ancien premier ministre libéral Brian Gallant et le premier ministre progressiste-conservateur Blaine Higgs.   Photo : La Presse canadienne

Une plus grande stabilité en matière de politique économique est souhaitable au Nouveau-Brunswick pour améliorer les finances publiques, selon Samuel LeBreton, économiste à la retraite.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

C’est certain qu’on a besoin de stabilité, mais on voit au Nouveau-Brunswick depuis environ 15 ou 20 ans qu’on change de gouvernement tous les quatre ans. On change de conservateur à libéral. On dirait que chaque fois qu’il y a un nouveau gouvernement, il veut mettre sa touche personnelle ou son empreinte sur ce qu’on va faire dans la province. Ça crée un peu d’instabilité. [...] On a besoin de stabilité pour rassurer le milieu des finances, mais aussi le milieu des affaires, explique Samuel LeBreton.

L’économiste partage l’avis de la vérificatrice générale, Kim MacPherson, qui juge que l’état des finances publiques est préoccupant malgré le léger surplus budgétaire de l’an dernier. La dette nette du Nouveau-Brunswick atteint maintenant un sommet historique de 14 milliards de dollars, et la dette consolidée, qui tient compte des emprunts que la province a contractés et qui arriveront à échéance à plus long terme, se chiffre maintenant à 17 milliards de dollars, estime Mme MacPherson.

Ce qui m’inquiète, c’est que oui, on a eu un léger surplus récemment, mais on a une [croissance] assez vigoureuse dans l’ensemble de l’Occident et du monde en général, et on a réussi à faire un tout petit surplus, alors que là on peut peut-être s’attendre à un ralentissement à un moment donné. Et aussi, s’il y a une hausse des taux d’intérêt, aussi minime soit-elle, on va voir quand même des répercussions sur la dette. Il faut s’attarder à cela et regarder ce qui va être notre capacité de rembourser ces dettes-là, souligne Samuel LeBreton.

Samuel Lebreton en entrevue au Téléjournal Acadie.
« Un politicien va [...] couper par exemple dans les services de santé ou une école quelconque dans une région, les gens vont se lever et dire qu’on va le mettre à la porte », souligne Samuel LeBreton. Photo : Radio-Canada

Les politiciens qui veulent réduire le déficit budgétaire ou même la dette publique se heurtent parfois à une résistance populaire. Tout le monde veut qu’on fasse ça, mais personne ne veut qu’on coupe dans sa cour, indique M. LeBreton.

Les élus devront vraisemblablement prendre des décisions impopulaires à un moment donné au risque de mettre en jeu leur réélection ou celle de leur gouvernement, ajoute-t-il.

Est-ce qu’on devrait faire les changements ou les compressions majeures au début d’un cycle électoral et ensuite espérer de se faire réélire? À ce moment-là, l’assainissement des finances publiques, c’est peut-être la chose qu’il faudra faire et en assumer les conséquences, conclut Samuel LeBreton.

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