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Michel Doucet
Audio fil du mardi 15 janvier 2019

La face cachée de l’itinérance en milieu rural au Nouveau-Brunswick

Publié le

Un itinérant est assis au milieu d'un campement qui a été démoli près d'une voie ferrée à Moncton.
L'itinérance en milieu rural n'a pas le même visage que l'itinérance en ville, selon le Réseau d'inclusion sociale de Kent. Il prend plutôt la forme de gens qui sont mal logés.   Photo : Radio-Canada

Le cas d'un résident de Saint-Antoine, au Nouveau-Brunswick, qui a reçu l'ordre de fermer un refuge qu'il avait aménagé dans le garage chauffé de sa résidence, a mis en lumière, plus tôt cette semaine, le problème des mal-logés et des sans-abri dans les régions rurales de la province.

Un texte de Louis Mills

Serge Parent avait voulu aider son prochain en invitant trois itinérants à s’installer dans son garage. Mais la Commission de services régionaux de Kent l’a prévenu qu’il enfreignait un règlement municipal.

Même si les sans-abri qu’avait accueillis Serge Parent venaient de Moncton, il existe véritablement un problème de gens sans domicile fixe ou mal-logés dans les régions rurales de la province, selon Colette Lacroix, directrice générale du Réseau d’inclusion communautaire de Kent.

C’est plus difficile à estimer, le nombre en milieu rural, parce qu’on n’a pas de cuisine, de soupe populaire, de refuge, donc les gens sont souvent dans des logements qui sont précaires et insalubres, explique-t-elle.

Ils vont demeurer dans des maisons où les toits vont fuir, ils vont avoir des murs moisis, ils vont avoir des fosses septiques qu’il faut remplacer.

Colette Lacroix, Réseau d'inclusion communautaire de Kent

L’itinérance dans Kent, dit-elle, ne se manifeste pas par des gens forcés de dormir à la belle étoile. Tu ne trouveras pas nécessairement des personnes qui sont à l’extérieur; ils vont faire du couchsurfing, ils vont se promener d’une résidence à l’autre, ils vont être plusieurs dans un même logement et ils vont souvent, ces personnes-là, se retrouver dans des résidences non salubres.

Photo d'une maison dans un état lamentable.
Les bénévoles ont frappé à toutes les portes, même celles des maisons qui semblaient abandonnées, des granges et des garages. Photo : Radio-Canada

Des programmes et des ressources disponibles

Le problème pourrait, selon elle, être réglé dans une large mesure par plus de sensibilisation auprès des mal-logés, puisque des programmes existent pour les aider.

Il y a beaucoup de programmes [au ministère du] Développement social. Il y a des programmes de remise en état [des logements], de supplément de chauffage [...], mais souvent les gens n’ont pas accès à ces ressources-là parce qu’ils ne les connaissent pas. 

Les personnes mal logées sont souvent mal équipées pour naviguer dans les méandres de ces programmes, dit-elle, de sorte qu’il est important de les aider.

Souvent les gens ont honte de se trouver dans ces situations-là. Si vous connaissez quelqu’un, l’important c’est de le rassurer, de lui dire que ce n’est pas de sa faute, qu’il y a des services, des ressources en place. Il est important de les accompagner aussi, conclut-elle.

Avec des informations de La Presse canadienne

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