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Réjean Blais
Audio fil du lundi 22 juillet 2019

Chronique santé :  la drogue du viol ou le GHB

Publié le

Pilule dans un verre d'alcool.
Plusieurs services policiers ne tiennent pas de statistiques au sujet des incidents où des drogues sont ajoutées à des boissons alcoolisées, à l'insu des buveurs   Photo : Getty Images / Darwel

Les drogues du viol seraient en cause dans près de 15 % des agressions sexuelles rapportées au Québec. La plus connue est le GHB, une drogue illégale, mais largement consommée à des fins récréatives. Le Dr Nicolas Elazhary, médecin d'urgence au CHUS-Fleurimont, parle de cette drogue du viol et des autres.

Le GHB est facile à fabriquer, ne coûte pas cher et lève les inhibitions sexuelles. Combinée à l’alcool, elle peut entraîner des symptômes plus graves dont la confusion, des problèmes de coordination motrice et l’amnésie. Cependant, une quarantaine de substances, certaines disponibles sur prescription, ont des effets semblables et sont aussi utilisées pour causer ce qu’on appelle la « soumission chimique ».

La détection de ces drogues dans le corps humain est difficile. Le temps que leurs effets se dissipent et que la victime puisse réagir, il est parfois trop tard. Faute de preuve toxicologique, il est quasi impossible, pour les policiers, de résoudre de telles affaires.

Il faut comprendre que la drogue sort de notre système très rapidement. C'est une question de quelques heures

Dr Elazhary

La gestion des possibles cas d'intoxication à la drogue du viol en centre hospitalier est complexe. Au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, il n'y a pas de protocole précis lorsqu'une personne se présente à l'urgence et qu'elle croit avoir été droguée au GHB. Le Dr Elazhary recommande aux personnes de porter plainte rapidement à la police.

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