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Histoire : le stationnement, source de conflit depuis plus de 100 ans à Sherbrooke

Écoutez l'Estrie

Avec Réjean Blais

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Histoire : le stationnement, source de conflit depuis plus de 100 ans à Sherbrooke

Audio fil du mercredi 10 juillet 2019
Des places de stationnement à Sherbrooke

Des places de stationnement à Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

La grogne liée aux espaces des stationnements ne date pas d'hier à Sherbrooke. Au début du 20e siècle, avec environ 7000 voitures pour un peu plus de 30 000 habitants, Sherbrooke possédait plus de véhicules par rapport à sa population que Montréal et Toronto, ce qui suscitait déjà des conflits.

L'apparition de la première voiture à combustion au Canada, la Fossmobile, inventée par le Sherbrookois George Foote Foss en 1897, pourrait être à l'origine de l'amour des Sherbrookois pour l'automobile... et donc de l'arrivée rapide de ses irritants, selon le président du Musée d'histoire de Sherbrooke, Michel Harnois.

George Foote Foss a circulé pendant deux ou trois ans dans les rues de Sherbrooke, et peut-être que c'est cet événement-là qui a donné un amour aux Sherbrookois. [...] Dans les années 1920, il y a déjà beaucoup de voitures sur les rues King, Wellington, Frontenac, Dufferin et Prospect. Et là, on autorise sur la rue King le stationnement en oblique, parce qu'on densifie les cases de stationnements et on peut se le permettre parce que la rue est large. Mais déjà, on a des problèmes, parce que les camions de livraison qui se stationnent en double créent des problèmes de congestion au centre-ville, a expliqué Michel Harnois au micro d'Écoutez l'Estrie.

L'augmentation du nombre d'automobilistes incitera la Ville à construire un premier stationnement, le stationnement Webster, en 1929, entre les rues Albert et Meadow.

Il porte encore le nom du stationnement Webster, mais il n'est pas étagé à l'époque, en 1929. Il n'est pas pavé ni surveillé, mais il est gratuit. Il y a une centaine de cases qui sont là, et il est très populaire déjà, indique M. Harnois.

Un premier étage sera ajouté au stationnement en 1941 avant d'être élargi seulement cinq ans plus tard, jusqu'aux rues Frontenac et des Grandes-Fourches.

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