Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Réjean Blais
Audio fil du mardi 9 avril 2019

Chronique voyage : la Nouvelle-Orléans

Publié le

Au coin de la rue Iberville et Dauphine.
Les noms français sont omniprésents à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane.   Photo : Radio-Canada / Michel Labrecque

Vieille de 300 ans, La Nouvelle-Orléans est unique par sa culture, sa musique et sa gastronomie. La métropole louisianaise est aussi l'une des capitales musicales des États-Unis. Marie-Danielle Prémont, du Club voyages Prémont Sherbrooke nous la fait découvrir.

Amérindienne, française, espagnole, puis américaine, La Nouvelle-Orléans célèbre trois siècles d'une histoire très compliquée.

S'installer en Louisiane

Fondée par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville en 1718, Le Nouvelle-Orléans a longtemps été une terre d'accueil où les arrivants de multiples origines s'assimilaient à la population créole française. Après le changement de gouvernance de la Louisiane en 1763 et son achat par les États-Unis, en 1803, de nombreux Français ont continué à immigrer à La Nouvelle-Orléans.

Une communauté dynamique

À la veille de la guerre civile américaine, La Nouvelle-Orléans était une ville riche et prospère. De grandes fortunes issues des plantations de coton ou de l'industrie du sucre s'y étaient installées. Des journaux, des théâtres et une troupe d'opéra faisaient rayonner la culture française de la ville jusqu'au Canada.

Au milieu du 19e siècle, les francophones formaient 40 % de la population de La Nouvelle-Orléans. Ils habitaient le Vieux Carré français, le centre historique de la ville, et quelques faubourgs. L'interdiction de l'enseignement du français dans les écoles publiques à partir de la guerre civile a amené un déclin de cette population.

Une population assimilée

En 2000, moins de 5 % des Louisianais parlaient français. Aujourd'hui, La Nouvelle-Orléans, une ville de 350 000 habitants, met en valeur les vestiges de son passé français. Au fil des décennies, la petite bourgeoisie française a tenté de résister, sans grand succès, à l'assimilation linguistique. Les Cajuns, des Acadiens déportés de Nouvelle-Écosse, sont ceux qui ont le mieux réussi à conserver leur culture.

Chargement en cours