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Yves Larouche
Audio fil du lundi 16 juillet 2018

Un organisme de la Mauricie fait partie de ceux qui interpellent Québec au sujet du myriophylle à épis

Publié le

Au lac à la Tortue, par endroits, il suffit de plonger sa main dans l'eau pour arracher des boutures de myriophylle à épi.
Au lac à la Tortue, par endroits, il suffit de plonger sa main dans l'eau pour arracher des boutures de myriophylle à épi.   Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Une dizaine de lacs de la Mauricie sont infestés par le myriophylle à épis, estime le directeur général de la Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA), Sébastien Duchesne. Il pourrait y en avoir davantage.

L’organisme de la Mauricie fait partie de l’alliance formée de plusieurs organisations qui demandent au gouvernement un programme pour contrôler cette plante aquatique envahissante surnommée la plante « zombie ».

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et d'autres groupes ont d'ailleurs formellement réclamé au gouvernement québécois un plan d’action pour éradiquer le myriophylle.

C’est une plante exotique, donc qui ne vient pas du Québec, et qui pousse en grande quantité, a expliqué le biologiste Sébastien Duchesne en entrevue à 360 PM.

Lorsqu’elle pousse dans un lac, tout ce qui est villégiature est atteint : on peut difficilement se baigner, car on se prend dans le myriophylle et lorsqu’on se promène en bateau à moteur, ça va dans l’hélice et ça bloque tout.

Sébastien Duchesne, biologiste et directeur général de la Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA)
Le myriophylle à épi est omniprésent dans les eaux du lac à la Tortue, à Shawinigan.
Le myriophylle à épi est omniprésent dans les eaux du lac à la Tortue, à Shawinigan. Photo : Radio-Canada

La plante « zombie » au lac à la Tortue

Le lac à la Tortue, à Shawinigan, est infesté de cette plante aquatique. Une équipe de chercheurs tentent de contrôler la situation. Encore cette année, on va installer une jute de 16 000 pieds carrés au lac à la Tortue, explique Sébastien Duchesne.

C’est un lac qui est rempli de myriophylle à épis, donc on ne pourra pas l'enrayer dans un lac aussi infesté que ça.

Sébastien Duchesne, biologiste et directeur général de la Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA)

La jute sert en fait à créer des corridors où les bateaux peuvent passer sans couper le myriophylle et le transporter dans un autre lac.

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