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360 PM

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Santé mentale : tenter de comprendre le meurtre de Drummondville

Rattrapage du mardi 28 juillet 2020
Un homme est recroquevillé dans un couloir sombre.

La santé mentale est un enjeu important pour l'organisme Point de rue.

Photo : Shutterstock

Le décès tragique d'une femme à Drummondville soulève plusieurs questions. À ce stade-là, on ne peut pas se substituer à l'enquête et présumer du fil des événements, mais est-ce que notre système comporte certaines failles pour la protection des gens qui demandent de l'aide à la police?

Au micro de l’émission 360 PM, le directeur général de l'organisme Point de Rue Philippe Malchelosse a expliqué que certaines situations sont extrêmement complexes en ce qui a trait aux problèmes de santé mentale.

C’est que la dame qui est décédée lundi aurait demandé de l’aide à la police le jour même des événements parce qu’elle trouvait que son fils se comportait de façon inquiétante.

D’un point de vue extérieur, quand on voit ça, on se dit : ''Pourquoi la police n’intervient-elle pas?'', se questionne M. Malchelosse. Il faut savoir que pour contraindre la liberté de quelqu’un, pour l’obliger à recevoir des soins contre son gré, ce qui est inscrit dans la Charte des droits et libertés, ça prend un jugement, ça prend des faits et il faut avoir l’appui du tribunal.

Son travail de rue lui a permis de vivre plusieurs situations difficiles et il avoue avoir croisé de nombreuses personnes qui avaient des problèmes de santé mentale.

Si je vois quelqu’un qui ne va pas bien, mon expérience me dit qu’il ne va pas bien... Si je n’ai pas de faits concrets, par exemple, une menace de voie de faits ou de geste criminel, on n’aura pas ce qu’il faut devant le juge pour être capable d’imposer une évaluation psychiatrique, donc oui, c’est délicat et complexe, explique-t-il.

Philippe Malchelosse considère que la loi pourrait être modifiée pour s’adapter aux nouvelles réalités que vivent ses collègues et lui-même.

C’est un niveau structurel au niveau de la loi qui, selon moi, doit s’adapter aux problématiques de santé mentale qui sont de plus en plus nombreuses, mais on a aussi le défi de mieux travailler avec le système judiciaire, avec le corps médical et je pense que la population doit aussi être mieux informée sur les dispositions. Par exemple, la Loi P-38, conclut-il.

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