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Un couple séparé par la COVID-19 entre le Canada et l'Irlande

360 PM

Avec Marie-Claude Julien

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Un couple séparé par la COVID-19 entre le Canada et l'Irlande

Rattrapage du mercredi 3 juin 2020
Une femme et un homme font un égoportrait.

Mariés, Guylaine Mongrain et Thomas Gasztany tentent tant bien que mal de se réunir depuis plusieurs mois. Il est en Irlande, elle est au Canada.

Photo : Facebook/Thomas Gasztany

Ils sont mariés et avaient des tas de plans, mais la COVID-19 a eu raison de leurs projets depuis qu'il est coincé en Irlande.

Guylaine Mongrain vit à Trois-Rivières. Son mari, Thomas Gasztany, devait venir la rejoindre pour de bon en avril après plusieurs allers-retours pour le travail entre le Canada et l’Europe.

C’était avant la crise de la COVID-19.

En d’autres circonstances, la demande de résidence permanente de Thomas Gasztany aurait été réglée au mois de mai et il aurait pu rentrer au Canada.

Dans les faits, il s'est rendu trois fois à Dublin pour prendre l’avion, mais les douaniers l’ont chaque fois averti qu’il ne pourrait pas passer les frontières canadiennes.

La raison à laquelle on s’est toujours butés, c’est qu’il n’avait pas sa résidence permanente, a raconté Guylaine Mongrain au micro de 360 PM. Sa demande était plutôt considérée comme étant de l’ordre du tourisme et les douaniers estimaient qu’il n’avait pas de raisons essentielles, alors qu’il venait rejoindre sa femme au Québec.

Son mari, qui n’a plus de résidence en Irlande, vit chez son frère depuis quelques mois.

À court de recours

De l’autre côté de l’Atlantique, Guylaine Mongrain dit avoir tout essayé pour essayer d’aider son amoureux à venir la rejoindre : appels aux députés, aux ministres, etc. En vain.

Il ne me reste rien, se désole-t-elle. À la limite, j’étais prête à partir pour aller le rejoindre, mais même moi, on me dit qu’on ne peut m’empêcher de partir, mais que ça me prend une raison essentielle. Je suis butée à la même chose.

La séparation forcée est d’autant plus difficile que le couple avait des projets : rénover un duplex récemment acquis et, surtout, essayer de faire un enfant.

Des démarches de procréation avaient été amorcées, mais doivent être remises à plus tard. Je n’ai pas mon mari, alors là c’est remis et remis et remis…

C’est vraiment, vraiment très difficile

Guylaine Mongrain

C’est parce qu’elle se sent à court de recours que Guylaine Mongrain a décidé de parler de sa situation sur la place publique.

Elle voit ces familles divisées entre le Canada et les États-Unis qui peuvent être réunies. Elle souhaite qu’il en aille de même pour celles dont l’un des membres se trouve sur le territoire de l’Union européenne.

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