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Le couvert de glace sur le fleuve Saint-Laurent diminue d'année en année

360 PM

Avec Marie-Claude Julien

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le couvert de glace sur le fleuve Saint-Laurent diminue d'année en année

Rattrapage du mardi 7 janvier 2020
Le brise-glace Amundsen navigue sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec.

Le brise-glace Amundsen navigue sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le couvert de glace sur le fleuve Saint-Laurent, tout comme sur le golfe du fleuve et dans son estuaire, diminue progressivement d'année en année.

Cette perte de couvert de glace de mer dans l’hémisphère nord, qui s’observe de l’Arctique jusqu’au fleuve Saint-Laurent en passant par la baie d’Hudson et la mer du Labrador, c’est l’un des signaux les plus forts des changements climatiques, a expliqué au micro de 360 PM Christophe Kinnard, spécialiste en glaciologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

On assiste à une réduction plus ou moins continue de la surface englacée chaque année depuis au moins le début des années 1970, c’est-à-dire depuis que nous avons des données satellitaires continues.

Christophe Kinnard, professeur au Département des sciences de l'environnement de l'UQTR

Sur le fleuve Saint-Laurent, cette tendance se traduit déjà par une formation plus tardive du couvert de glace en début de saison et par une fonte plus rapide au printemps.

Un couvert de glace plus mince signifie qu’il est moins solide, donc plus mobile et fragile. Si ça peut faciliter le travail des brise-glaces en action sur le fleuve, ces caractéristiques rendent aussi les mouvements des glaces plus imprévisibles et la navigation potentiellement plus risquée.

Une section de la rivière avec de la glace.

Un embâcle sur la rivière Saint-François à Drummondville en 2019

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Bourdeau

Une autre conséquence anticipée d’un couvert de glace plus mince, souligne Christophe Kinnard, est une augmentation du nombre d’embâcles hivernaux, comme ceux qui ont causé de nombreuses inondations au printemps 2019.

La Garde côtière canadienne compte se doter de nouveaux brise-glaces pour contrer cette nouvelle réalité. Le professeur Kinard estime que ces ajouts arrivent un peu tard et deviendront rapidement insuffisants en raison de la mobilité du couvert de glace et de l'augmentation du trafic maritime tant sur le fleuve Saint-Laurent que dans l'Arctique.

Des projections démontrent que d’ici 2050, l’englacement (formation du couvert de glace) sur le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent se fera de 20 à 30 jours plus tard et que le déglacement (fonte du couvert de glace) se produira de 20 à 30 jours plus tôt.

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