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Marie-Claude Julien
Audio fil du mardi 5 novembre 2019

Réforme de l'immigration contestée : le cri du coeur d'une famille de Trois-Rivières

Publié le

Un homme, les mains croisées, devant un micro.
Seifeddine Boutabba dénonce le traitement réservé à son dossier d'immigration.   Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Lemay

Une famille d'origine tunisienne installée à Trois-Rivières depuis un an et demi dénonce le traitement de sa demande d'immigration, faite avant l'annonce de la réforme du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), mais traitée selon les nouvelles dispositions.

Seifeddine Boutabba a raconté au micro de 360 PM comment sa femme et lui ont fait leurs démarches pour s’établir pour de bon au Québec.

Il occupe un emploi depuis un an et a même été promu gestionnaire d’équipe. Enseignante en Tunisie, son épouse, elle, termine une maîtrise en psychopédagogie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Leurs enfants de 6 et 11 ans fréquentent l’école.

Le 12 octobre, Seifeddine Boutabba a envoyé son dossier complet pour sa demande d’immigration. Son chèque de 1400 $ a été encaissé le 23 octobre. Tout ça, avant l’adoption des nouvelles dispositions en matière d’immigration au Québec, le 1er novembre.

Ce qui fait le plus mal, c’est que j’ai postulé mon dossier avant même que ces réformes-là entrent en vigueur.

Seifeddine Boutabba

J’ai appelé [le Bureau immigration Québec] qui m’a confirmé que mon dossier sera traité selon les nouvelles dispositions et qu’il n’y aura aucun remboursement possible, a déploré Seifeddine Boutabba.

Le hic, c’est que son emploi ne figure pas sur la liste des emplois prioritaires pour le gouvernement du Québec. Le domaine d’études de son épouse ne se retrouve plus non plus sur la liste des domaines d’études privilégiés.

Le résident de Trois-Rivières pourrait en théorie passer par le programme Arrima pour être reçu immigrant au Québec. La démarche pourrait cependant prendre de deux à trois ans.

Du point de vue humain, laissez une chance aux gens qui sont déjà établis au Québec.

Seifeddine Boutabba

Je suis vraiment en situation de stress continu, a raconté Seifeddine Boutabba. Je ne sais pas si je dois retourner immédiatement pour faciliter la réintégration en Tunisie de mes enfants. Est-ce que je dois tout quitter ici? [...] C’est plus difficile de revenir en arrière que de progresser.

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