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Yves Larouche
Audio fil du lundi 5 août 2019

Le clown humanitaire Guillaume Vermette est de retour au bercail

Publié le

L'artiste barbu sourit à pleines dents au micro de l'émission.
Le clown humanitaire Guillaume Vermette explique qu'il se sent chez lui un peu partout sur la planète.   Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Le clown humanitaire Guillaume Vermette est de retour à Trois-Rivières après avoir effectué une tournée en Bolivie et au Liban, tout près de la frontière de la Syrie.

Il a offert trois à quatre spectacles par jour en terre libanaise, où il a retrouvé des camps de réfugiés qu'il avait déjà visités auparavant. Sur un pays de 4 millions d’habitants, on compte là-bas entre 1,5 et 2 millions de réfugiés, a-t-il souligné au cours d’une entrevue réalisée à l’émission 360 PM.

Les ressources manquent, les organismes manquent, donc ils n’ont pas autant d’aide qu’ailleurs, dit-il. Les besoins sont immenses. Les gens sont très désespérés et ça crée une forme d’esclavage, ils sont prêts à tout pour survivre.

Il donne en exemple le sort de certains enfants qui sont payés à peu près un dollar par jour pour douze heures de travail de récolte dans les champs de pommes de terre. Dans ces lieux, certains enfants préféraient d’ailleurs aller à ses spectacles plutôt que de travailler, ce qui a soulevé la colère de ceux qui employaient ces enfants.

L’an dernier, à cet endroit, ses collègues et lui se sont fait attaquer à coups de roches en plein spectacle. Dans ces moments, Guillaume Vermette se concentre sur son rôle premier, celui d’apporter des sourires et du bonheur, dit-il.

Je pense que ce qu’on fait dans l’humanitaire, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Plus je fais ce métier, plus je me demande si la meilleure façon de changer le monde, ce n’est pas juste de choisir son bonheur et, nécessairement, le bonheur des autres, dit-il. La compassion, le bonheur, c’est à la base des solutions de tous les plus grands problèmes de l‘humanité et, avec un peu de chance, ça deviendra plus grand que le mouvement de la haine et de la peur qui fait des ravages dans la société.

Guillaume Vermette

Aujourd’hui, il a le désir de créer de la relève. Au cours de son dernier voyage en Bolivie, des étudiants en psychologie à l’UQTR l’ont accompagné, une expérience enrichissante pour eux comme pour lui.

C’est la première fois que je faisais ça, être une espèce de prof de clown ou de papa clown qui amenait des étudiants à faire du clown… Ils sont excellents. J’ai vu chez eux une grande progression.

Pour sa part, il souhaite accroître ses projets au Québec au cours des prochaines années. Les communautés inuits du Grand Nord l’intéressent particulièrement.

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