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Marie-Claude Julien
Audio fil du jeudi 10 janvier 2019

Lock-out à l'ABI : « On est impuissant », dit le maire de Bécancour

Publié le

Jean-Guy Dubois dans un cercle avec les syndiqués en face de l'usine
Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui parle à des travailleurs de l'ABI en lock-out. (Archives)   Photo : Radio-Canada

Quand le lock-out a été déclenché par Alcoa à 3 h du matin le 11 janvier 2018, tous les élus et gens d'affaires de la région souhaitaient déjà que le conflit à l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) soit le plus court possible. Jamais ils n'auraient pensé que le lock-out durerait un an.

On ne s’attendait jamais à ce que le conflit soit si long, affirme la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Coeur-du-Québec, Sonia Caron.

Elle constate que l’impact du conflit est plus sévère, en raison de sa durée.

Plusieurs [sous-traitants de l’ABI] se sont relevés les manches et ont réussi à trouver de nouveaux clients, mais ce n’est pas nécessairement le cas de tout le monde, ça dépend du produit et des services offerts, dit-elle.

Sonia Caron dans le studio radio de Radio-Canada à Trois-Rivières
La présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Sonia Caron, de passage à l'émission 360 PM. Photo : Radio-Canada/Marilyn Marceau

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, est exaspéré de voir que rien ne bouge. Il se sent impuissant dans ce conflit.

L’ABI compte pour 14,3 % des revenus de taxation à Bécancour. Elle rapporte 4,5 millions de dollars dans les coffres de la Ville.

Dans les dommages collatéraux, vous avez ceux qui sont les dommages psychologiques et socio-émotifs que peuvent vivre les employés et les cadres, les dommages que peuvent subir les sous-traitants et nous, à la Ville, pour qui c’est majeur aussi, résume le maire.

Jean-Guy Dubois n’ose pas imaginer l’impact qu’une fermeture de l’usine qui emploie 1030 travailleurs aurait.Si le pire devait arriver, on aurait un sérieux problème, dit-il.

Il continue de croire qu’une entente est possible entre les deux parties.

J’ose espérer que l’usure, d’une part et d’autre, va finir par faire son travail.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois
Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour
Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour Photo : Radio-Canada

On assiste à une lutte qui se fait bien au-dessus de nos têtes, constate Jean-Guy Dubois.

L’Aluminerie de Bécancour inc. est détenue à 75 % par Alcoa et 25 % par Rio Tinto.

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