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Chacun son Montréal

Balado

Chacun son Montréal

Description

À travers les histoires d'une trentaine de personnages, racontées selon le ton et le style authentique de 19 réalisateurs, Montréal se dévoile en demi-teintes, dans l'intimité, près du micro, en une relation unique avec l'auditeur. Découvrez une ville aux multiples accents et ambiances, qui se révèle complexe et belle tout à la fois.

Une réalisation de Michel Montreuil

Épisodes

  • Ils se réunissent lors des parties du Canadien de Montréal et respectent des rituels précis. Pendant le match, ils doivent « donner leur 110 % », sinon ils sont recalés. Les gars des Gars (la majuscule désigne les joueurs) vivent la religion de la Sainte-Flanelle jusqu'au fond de leur âme. Selon eux, un vrai fan ne peut manquer une partie importante et doit envoyer de la bonne énergie à ses héros pour les soutenir. « On ne peut juste pas s'en passer dans nos vies », dit le « capitaine ».

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Rémi Bourget (participant), Anne-Sophie Carpentier (reporter)
  • Le 10 septembre 1973, Osvaldo Nunez a célébré son anniversaire jusqu'à tard dans la nuit, chez lui, au Chili. C'est pour cette raison qu'il ne s'est pas levé tôt le lendemain. Et c'est pourquoi il est encore en vie, car le 11 septembre au matin, l'armée, sous la direction du général Pinochet, a attaqué le palais présidentiel, où travaillait Osvaldo. Plusieurs de ses collègues y ont trouvé la mort. Fuyant au Canada, il s'est refait une vie, jusqu'à devenir député fédéral.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Osvaldo Nunez (participant), Charles Plourde (reporter)
  • Les livreurs de poulet en voient des vertes et des pas mûres. Du couple en train de batifoler à la « madame L'Heureux » qui ne laisse jamais de pourboire, jusqu'aux salons de massage érotique, les livreurs qui se racontent ici en ont, des anecdotes! Certains ont même trouvé l'amour au restaurant.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : quelques livreurs anonymes, Sylvain Carroll (reporter)
  • En congé de maladie à la suite d'une tentative d'agression sexuelle, Gabriella traîne dans les librairies pour lutter contre la dépression. Vivant dans Montréal-Nord, où l'accès à la culture est difficile, elle nourrit alors le rêve d'ouvrir sa propre librairie spécialisée en communautés racisées. Ce projet contribue à développer sa confiance en elle. « Je suis finalement une bonne ambassadrice [de culture] », dit-elle.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Gabriella G. Kinté (participante), Anne-Sophie Carpentier (reporter)
  • France approche la soixantaine. Au fil des années, elle a déménagé 18 fois, surtout sur Le Plateau-Mont-Royal. Ses anecdotes tissent la trame d'un quotidien que tous connaissent : l'étroitesse des pièces, le bruit des fêtes d'amis, les cambriolages... Surtout, l'histoire de France témoigne de la difficulté toujours plus grande de se loger lorsqu'on dispose de peu de moyens.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : France (participante), Alexandra Viau (reporter)
  • Michael Couture est jeune et dynamique, et il a le cœur sur la main. Amoureux de son quartier, Hochelaga, il ne pouvait établir son commerce de gym privé ailleurs. Bien qu'il déborde d'enthousiasme, les épreuves ont été nombreuses. Ça a commencé par un petit graffiti, puis un plus gros, puis un autre, et enfin des briques à travers la fenêtre. Malgré ces messages anti-embourgeoisement, Michael ne se laisse pas abattre et s'apprête à ouvrir son deuxième gym.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Michael Couture (participant), Vincent Champagne (reporter)
  • Elle fait des ménages, et ça la contente. Elle aime ses clients. Économe – elle n'est jamais allée au cinéma –, elle a vécu toute sa vie « dans la pensée d'un jour donner tout ce qu'[elle] n'a pas eu ». Elle préfère laver sa vaisselle à la main plutôt qu'à la machine. Pour elle, qui vient des Açores, et qui n'avait « rien, rien, rien », le Canada, « c'est le meilleur au monde ». Parfois, sa mémoire lui fait défaut.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Une ménagère anonyme, Marie-Laurence Rancourt (reporter)
  • Marc Piché photographie les bateaux qui naviguent près du port de Montréal depuis 40 ans. À l'occasion, il vend une épreuve à des clients, mais c'est surtout pour le plaisir qu'il braque son appareil sur les navires. « J'ai toujours considéré cela comme une forme d'art », dit-il, alors qu'il essaie de trouver les endroits avantageux et de profiter de la lumière ambiante pour donner de la personnalité à ses clichés.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Marc Piché (participant), Antonin Wyss (reporter)
  • À 79 ans, Jean-Claude Lasry se remémore son arrivée à Montréal, 50 ans plus tôt. Jeune juif marocain, il s'intéressait d'abord et avant tout aux filles, comme la plupart des garçons de son âge. Dans les discothèques que fréquentaient les juifs à ce moment-là, il passait pour un Martien, dit-il, et aucune fille ne le regardait. Il a donc fréquenté des Québécoises, et à leur contact, peu à peu, la honte d'être juif s'est éteinte pour faire place à de la fierté.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Jean-Claude Lasry (participant), Charles Plourde (reporter)
  • Julien Des Ormeaux est devenu fossoyeur « par accident ». « Ce n'est pas quelque chose vers quoi l'orienteur nous envoie! » C'est un métier qu'il aime et qu'il exerce dans l'un des plus grands cimetières d'Amérique : Notre-Dame-des-Neiges. Au fil des décennies, Julien a vu évoluer les pratiques cérémoniales entourant la mort. Les gens sont plus créatifs aujourd'hui, libérés des lourdes contraintes d'autrefois. Par contre, de moins en moins de gens viennent soulager leur peine auprès de la tombe d'Émile Nelligan.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Julien Des Ormeaux (participant), Vincent Rességuier (reporter)
  • « Un monde juste avec des gars, ça va être la guerre! », dit un adolescent de Montréal-Nord qui discute avec ses amis. « Les filles sont là pour améliorer les gars. » Voilà le genre de propos que s'échangent les garçons en parlant de l'autre sexe, de fidélité et de désir. « J'ai peur de l'amour, et de ne pas avoir confiance en l'amour », avoue l'un d'eux.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Trois amis de Montréal-Nord, Marie-Laurence Rancourt (reporter)
  • Bushra Dawood a décidé de porter le voile à 9 ans, pour faire comme sa mère et sa sœur. « Tout a changé ce jour-là », dit-elle. Les autres élèves ont commencé à la remarquer et à passer des commentaires. « J'ai dû m'expliquer à tout le monde », confie-t-elle. Malgré tout, le jour où elle l'a oublié à la maison, les élèves le lui ont gentiment fait remarquer.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Bushra Dawood (participante), Paloma Martinez (reporter), Simon Bellefleur (musicien)
  • Alejandra Aguilar raconte le triste sort de sa famille, prise en étau dans le conflit nicaraguayen des années 80. Tout le monde a dû quitter en catastrophe le pays lorsque le père s'est retrouvé sur la liste des personnes à abattre des factions sandinistes. L'installation à Montréal n'a pas été simple – de la langue française à apprivoiser aux infrastructures nouvelles à utiliser sans trembler de peur –, mais il s'agit de la plus grande libération que la famille ait connue. « Je ne crois pas qu'il y ait meilleure place au monde où vivre », dit Alejandra.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Alejandra Aguilar (participante), Charles Plourde (reporter)
  • Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Khaldoun Imam, Laura-Krystel Chartrand-Martin et Maya Labbé (participants), Bastien Gagnon-Lafrance (reporter)
  • Olivier a quitté sa Côte-Nord natale pour étudier l'architecture à Québec. Ayant obtenu son diplôme, il a réalisé qu'il ne pouvait pas rester assis toute la journée « à tracer des lignes ». Il a donc tout lâché, est parti pour « la grande ville » et est devenu... danseur de gigue professionnel, une danse traditionnelle qu'il s'étonne de ne pas voir plus présente dans la société.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Olivier Arseneault (participant), Ruby Pratka (reporter)
  • Henri Oppenheim ne s'était jamais particulièrement senti juif lorsqu'il vivait en France. C'est à Montréal, où il s'est installé en 1997, qu'il a commencé à s'intéresser à sa culture d'origine. Et c'est par la musique qu'il a abordé ses racines. Aujourd'hui, c'est un musicien complet, qui fait un travail de mémoire et qui regarde vers l'avenir tout en honorant ses ancêtres.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Henri Oppenheim (participant), Charles Plourde (reporter)
  • Lorsque Jean-Michel s'adresse en anglais à des groupes de visiteurs comme guide touristique, son accent du Saguenay s'entend. Même s'il s'est déjà vu refuser des emplois à cause de sa parlure, il tient à la « couleur » de sa langue, qui constitue pour lui un atout. Quant à Samantha, c'est une Québécoise anglophone qui travaille tous les jours à améliorer son français afin de comprendre les patients dont elle s'occupe en tant que stagiaire en soins infirmiers.

    Chacun son Montréal9 mai 2017
    Avec : Jean-Michel Morin et Samantha Seltzer (participants), Sarah Piché-Gagnon (reporter)
  • Neuville-sur-Vanne, dans la commune de l'Aube, en France, a des petits airs de Montréal. On s'y balade sur la rue du Mont Royal, sur la Saint-Laurent ou la Ville-Marie. Et pour cause : c'est le village natal du fondateur de Montréal, Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. Jacques Cousin est un spécialiste de ce personnage historique. À 20 ans, en 1967, il a été reçu avec les grands honneurs à Montréal en tant que représentant du village de Maisonneuve, comme un trait d'union entre la France et le Québec.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Jacques Cousin (participant), Sylvain Lumbroso (reporter)
  • Serge Gendron a passé son enfance à Lachine. Entre l'aréna, l'école et les parcs, il a joué, s'est battu et a aimé. Devenu adulte, il a eu envie de mettre sur papier, en dessin, ses souvenirs d'enfance, ce qui a mené à la publication d'une bande dessinée. Lachine Beach, qu'il signe du pseudonyme Skip Jensen, sera bientôt suivi d'un tome 2.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Serge Gendron (participant), Jean-Baptiste Hervé et Benoit Plante (reporters)
  • Le Français Pascal Hervé a eu une vie avant, pendant et après le vélo. Cet ancien athlète de haut niveau, qui a participé au Tour de France, a maintenant une quatrième vie, qui se déroule à Montréal. « Il s'est avéré que j'ai un jour rencontré une de vos belles compatriotes », révèle-t-il, pour expliquer sa venue en Amérique. Il entraîne maintenant des cyclistes, explore la ville dans ses trajets préférés le long du fleuve et se mesure à quelques bons pédaleurs sur le circuit Gilles-Villeneuve.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Pascal Hervé (participant), Sylvain Lumbroso (reporter)
  • Lorsqu'il a quitté la Baie-des-Chaleurs pour venir s'installer à Montréal à 21 ans, Méridick a dû s'adapter petit à petit. D'abord, son appartement, puis la cour, le trottoir, jusqu'au bout de la rue... Découvrir la station de métro Berri-UQAM avec ses foules de passants pressés a été un défi. Aujourd'hui, il sait utiliser les transports en commun et naviguer dans la ville. C'est la liberté. Une liberté qu'il découvre par les oreilles.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Méridick Forest (participant), Annie Nociti-Dubois (reporter)
  • « J'en voulais trois, au début. J'en voulais vraiment juste trois. Et je les ai choisies en fonction de leur personnalité. Je les ai prises dans mes bras, et c'est ça qui a décidé lesquelles je prenais. C'est le bound que j'avais qui disait : "OK, je la prends." Il y en a une que j'ai prise que je n'ai eu aucune bound. J'ai essayé de la prendre, et j'ai senti chez elle la dominance. Je l'appelais la maîtresse d'école, la grande contrôlante. "Hey toi, je vais te prendre et te casser le caractère!" »

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Manon Bernard (participante), Paloma Martinez (reporter), Simon Bellefleur (musicien)
  • Il aime les nouilles, d'où son surnom Stéphanouille. Il apprend aux enfants à cuisiner. Après l'école, il les amène à l'atelier, où il enseigne les rudiments de la cuisine. Lire une recette, utiliser les outils, mais surtout apprendre la valeur du travail d'équipe. L'apprentissage de la vie passe par les saveurs et les papilles. Les enfants découvrent avec Stéphanouille qu'au-delà du simple fait de manger, il y a la nature, l'environnement, la société, la culture.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Stéphane Lavoie (participant), Daniel Capeille (reporter), Orange Mist (musicienne)
  • Frédéric Morin-Bordeleau et son frère Étienne ont eu un rêve commun : récupérer des wagons du métro de Montréal, qui seront remplacés graduellement, pour en faire un café et un centre de diffusion artistique dans Griffintown. Le projet est ambitieux, et c'est, pour le moment, toute la vie du jeune homme. Ne pas avoir d'autre emploi pour se consacrer à son projet, ce n'est pas un sacrifice, dit-il. Il a le sentiment d'œuvrer pour le bien collectif.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Frédéric Morin-Bordeleau (participant), Zoé Paquin-Gagnon (reporter)
  • Voici l'histoire d'un de ces 100 000 Français établis à Montréal. Comme plusieurs autres, Guillaume (nom fictif) a dû passer par le chemin cahoteux des différents types de visas temporaires. Un jour, il a voulu devenir résident permanent, ce qui l'a obligé à passer par toutes les étapes labyrinthiques du processus d'immigration. Au cours des dernières années, il a accepté les délais d'attente et les exils obligés hors du pays. Amoureux fou d'une Québécoise, il a joué selon les règles jusqu'au moment où, lors d'un passage à la douane, il aurait pu la perdre pour toujours.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Guillaume (nom fictif), Anne-Sophie Carpentier (reporter)
  • Un long fil est tendu entre la Moldavie et Montréal. C'est celui de la musique. Sergiu Popa est arrivé ici en 2002 à 21 ans, et ce fut tout un choc. Les gratte-ciel et la grandeur de la ville l'ont impressionné. Depuis, il s'est adapté, et reste proche de ses racines gitanes en poursuivant la tradition musicale de sa famille. Jouer dans des fêtes et des mariages, c'est transmettre ses émotions et sa culture.

    Chacun son Montréal8 mai 2017
    Avec : Sergiu Popa (participant), Olivier Ginestet (reporter)

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