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Début du contenu

La voix des femmes, audionumérique.

La voix des femmes

  • Années 30-40 : de la cuisine à l'usine 

    Entre les deux guerres, la radio est un outil essentiel d'information et de divertissement dans les foyers québécois. Les femmes n'ont pas encore le droit de vote et sont soumises à l'autorité de leur mari et de l'Église. En 1938, deux ans après la création de Radio-Canada, on y entend pour la première fois une femme annonceuse : Marcelle Barthe. Durant cette période, les femmes québécoises se voient aussi accorder le droit de voter, en 1940. Elles sont les dernières en date à bénéficier de ce droit, les Canadiennes des autres provinces l'ayant obtenu à partir de 1916. Une vidéo tirée des archives de Radio-Canada, dans laquelle on peut entendre Thérèse Casgrain interviewée en 1963, relate comment s'est déroulée cette bataille.
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  • Années 50 : la parfaite ménagère 

    La guerre est terminée et la femme est de retour à ses fourneaux. Ce sont des années fastes ; le baby-boom bat son plein. Toutes les conditions (y compris les innovations technologiques) semblent réunies pour favoriser le maintien de la femme dans son foyer. On retrouve quelques animatrices à la radio, mais ces dernières sont toujours accompagnées d'un homme. Judith Jasmin, par exemple, anime une émission de reportages à Radio-Canada avec son collègue de l'époque, René Lévesque. « C'est vraiment là que j'ai appris à faire et à aimer le journalisme », l'entend-on dire dans un extrait.
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  • Années 60 : début d’émancipation 

    En 1960, Duplessis n'est plus et Jean Lesage est élu premier ministre du Québec. Son slogan : « C'est le temps que ça change ». Les femmes prennent progressivement leur place ; on sent les débuts de la Révolution tranquille. La contraception et le droit de signer des documents sans contre-signature de son mari sont au cœur des grands débats. En 1961, Claire Kirkland-Casgrain devient la première femme élue députée au Québec. Une arrivée qui ne fait toutefois pas l'unanimité à l'Assemblée nationale. « On ne tenait pas compte des opinions que je pouvais avoir : on était beaucoup plus préoccupés par la façon dont j'étais vêtue », se rappelle-t-elle en entrevue.
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  • Années 70 : la révolution

    La libération de la femme se fait sentir partout en Amérique du Nord. Les femmes du baby-boom ont 20 ans : elles affirment ouvertement leurs droits et n'hésitent pas à prendre la parole ou à manifester. Parmi les grandes révolutions de la décennie, on compte le droit à l'avortement. Durant cette période, Lise Payette devenir ministre (elle exige qu'on l'appelle « Madame la Ministre ») de la Condition féminine. Elle observe un changement de mentalité au sein des institutions : « Pour la première fois, les hommes au pouvoir envisagent la société des femmes comme une des composantes de la société qu'on connaît. »
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  • Années 80 à aujourd'hui : un combat sans fin

    Les femmes prennent leur place sur le marché du travail et dans la sphère politique. Les acquis sont toutefois précaires, comme le témoignent des événements telles l'affaire Chantal Daigle et la tuerie de Polytechnique. En 1995, Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec, réclame « du pain et des roses » en manifestant contre la pauvreté, qui afflige surtout les femmes. Le XXIe siècle s'amorce avec les attentats du 11 septembre. Les crises et les tragédies contemporaines ébranlent les structures et forcent chaque fois à redéfinir, entre autres, la place de la femme dans la société. La liberté est une chose fragile.
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