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Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 19 février 2021

Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires :  où sont les prêts?

Les prêts fédéraux aux entrepreneurs noirs se font attendre

Publié le 19 février 2021
Karima-Catherine Goundiam.
Karima-Catherine Goundiam a fondé deux entreprises, soit la plateforme de réseautage B2BeeMatch et la firme de stratégie numérique Red Dot Digital.PHOTO : Karima-Catherine Goundiam

Cinq mois après l'annonce de la création du Programme pour l'entrepreneuriat des communautés noires, l'une de ses composantes se fait toujours attendre. Le Fonds de prêts pour l'entrepreneuriat des communautés noires, qui offrira des prêts allant de 25 000 $ à 250 000 $, n'est toujours disponible, a confirmé le cabinet de la ministre de la Petite Entreprise, Mary Ng.

Plus d'informations sur le Fonds de prêts pour l'entrepreneuriat des communautés noires seront disponibles très prochainement, explique Youmy Han, attaché de presse de la ministre. Le fonds de prêt est l’une des trois composantes du programme, mais la seule qui offre une aide financière pour les entreprises à but lucratif.

Le gouvernement a eu un bon sentiment, le programme dans son ensemble. L’intention était très bonne, maintenant cinq mois plus tard il n’y a pas eu d’exécution, juge l’entrepreneuse torontoise Karima-Catherine Goundiam.

Selon la PDG de Red Dot Digital, le temps presse pour les entreprises dirigées par des Noirs. Je dirais que le programme, on en avait besoin avant-hier, suggère Karima-Catherine Goundiam.

Je peux comprendre le délai pour les prêts, mais le délai pour les offres formes d’aide financière, je ne peux pas le comprendre, lance Tamara Shelly, copropriétaire du bar à jus torontois Classic Juice Co.

Une éducation pour accompagner le financement

Lors des consultations auprès des membres de la communauté noire, deux mois après le lancement du programme, le gouvernement a noté que de nombreux participants ont fait remarquer que le financement ne devrait pas être le seul soutien apporté aux entrepreneurs, mais qu’il devrait plutôt être complémentaire à d’autres types de mesures de soutien.

Karima-Catherine Goundiam partage le sentiment. Il faut vraiment qu’il y ait un suivi qui soit fait, une éducation qui soit faite autour du programme, dit-elle. Il y a un retard en ce qui concerne l’éducation financière dans la communauté noire. Certaines personnes ne comprennent pas ce que représentent les taux d’intérêt, indique Amoye Henry, cofondatrice de la jeune pousse torontoise Pitch Better Canada.

Le gouvernement, un client important

Selon Amoye Henry, le gouvernement fédéral pourrait mieux appuyer les entreprises dirigées par les personnes noires en étant un meilleur client. Le gouvernement va payer constamment, mènera à de nouvelles opportunités, il va aider à bâtir la crédibilité des entreprises, évalue la Torontoise.

Karima-Catherine Goundiam souhaiterait voir une meilleure intégration des entreprises dirigées par des personnes noires, et des entrepreneurs d’autres groupes sous-représentés, dans les chaînes d'approvisionnement. Cette intégration, dit-elle, pourrait se faire sous forme de quotas. Pour chaque appel d’offres, il devrait y avoir une partie qui va à des entreprises sous-représentées, pense l’entrepreneuse.

Tamara Shelly pense que les entrepreneurs noirs n’ont pas assez été écoutés au Canada. Parfois, en tant que personne noire, particulièrement en tant qu’entrepreneuse noire, on sent qu’on crie dans un puits et que personne ne nous entend, soutient la copropriétaire de Classic Juice Co.