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Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 18 février 2021

Décès d'Urbain Ndondo, membre influent de la communauté congolaise

Décès d’Urbain Ndondo, membre influent de la diaspora congolaise

Publié le 18 février 2021
Un homme assis sur un sofa, dans un salon.
Urbain Ndondo, membre de la communauté congolaise de la grande région de Toronto, est décédé à la fin du mois de janvier.PHOTO : Avec l'autorisation de Iluju Kiringa

Urbain Ndondo, un membre influent de la communauté congolaise de Toronto, s'est éteint le 24 janvier à l'âge de 69 ans. Ses funérailles ont eu lieu les 12 et 13 février, à Oshawa. Ses amis amassent maintenant des fonds pour rapatrier son corps en République démocratique du Congo, pays qu'il a quitté au tournant du siècle, chassé pour ses positions politiques.

La mère d’Urbain Ndondo, âgée de 85 ans, souhaite enterrer son fils en République démocratique du Congo. Les gens de cet âge en général s’attendent à ce que leur fils les enterre et pas le contraire. Sa mère est évidemment très dévastée, note Iluju Kiringa, ami d’Urbain Ndondo et professeur de génie civil à l’Université d’Ottawa.

Les deux hommes ont travaillé ensemble pour la filiale canadienne de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Union pour la démocratie et le progrès social), un parti représentant l’opposition en République démocratique du Congo. Urbain Ndondo était conseiller politique pour le parti tandis qu’Iluju Kiringa était représentant de l’Union pour la démocratie et le progrès social au Canada.

Selon Iluju Kiringa, c’est l’association de son ami avec le parti qui l’a forcé à quitter son poste de dirigeant des ressources humaines de la Banque centrale du Congo, d’abord, et le pays. Les services de sécurité lui ont fait savoir qu’il devait couper ses contacts avec l’UDPS et ne plus fréquenter [son président] Étienne Tshisekedi, sinon il allait perdre son emploi, explique Iluju Kiringa.

Un changement de carrière à Toronto

À son arrivée au Canada, Urbain Ndondo a étudié pour devenir enseignant, un emploi qu’il aimait bien selon son ami Sylvain Kalala, lui aussi enseignant. Urbain Ndondo a décroché un poste au Conseil scolaire public anglais de Toronto (Conseil scolaire public anglais de Toronto) en 2006 et y était jusqu’avant son décès. Il devait prendre sa retraite le 1er mars.

Chaque fois qu’il arrivait à l’école il m'appelait ou moi je l'appelais et puis sur le chemin du retour, souvent il s’arrêtait chez moi, il restait longtemps, puis continuait son chemin [jusqu’à Whitby], se rappelle Sylvain Kalala.

En 2016, Urbain Ndondo s'inscrit au doctorat dans un programme bilingue de l’Université Simon Fraser dans le but de devenir professeur d’université. C’était un type avec une grande sagesse et de l’envergure intellectuelle surtout, note Iluju Kiringa.

Des rapatriements plus complexes

La pandémie complique les rapatriements selon Jane Pigott, directrice de funérailles pour le salon MacKinnon & Bowes. La réduction du nombre de vols réduit les déplacements possibles, mais l’entreprise dit avoir rapatrié un corps à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, au mois de janvier.

Bien que les amis d’Urbain Ndondo souhaitent amasser 10 000 $, Jane Pigott pense que cela pourrait ne pas être suffisant pour couvrir tous les coûts associés au déplacement.