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Les anglicismes ne menacent pas le français selon une sociolinguiste

Y a pas deux matins pareils, Ici première
Rattrapage du vendredi 20 août 2021

Les anglicismes ne menacent pas le français selon une sociolinguiste

Regard sur l'impact des anglicismes dans le français parlé au Canada

Une petite fille parle de profil et son discours est illustré par des lettres de l'alphabet colorées.
La place des anglicismes dans le français parlé au Canada.PHOTO : getty images/istockphoto / AndreaObzerova
Y a pas deux matins pareils, Ici première
Y a pas deux matins pareilsPublié le 20 août 2021

On accuse les anglicismes d'envahir et de déformer la langue française. Mais quelle est leur place dans le langage parlé des francophones au pays ?

Après des années d’étude sur la place occupée par des anglicismes dans la langue française parlée au Canada, la sociolinguiste Shana Poplack, professeure éminente titulaire de la Chaire de recherche du Canada en linguistique et directrice du laboratoire de sociolinguistique de l’Université d’Ottawa, affirme qu’ils ont une place très mineure dans le vocabulaire employé par les locuteurs francophones.

L’analyse des enregistrements de conversations courantes en français collectées durant de nombreuses années et le comptage des occurrences de mots anglais dans ces conversations, montre que les anglicismes représentent moins de 1 % des mots utilisés, nous dit Mme Poplack.

Shana Poplack, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en linguistique

Shana Poplack, Titulaire de la chaire de recherche du Canada en linguistique

Université d'Ottawa

« Le taux d’anglicismes est tout à fait indépendant de l’assimilation. Il y a beaucoup de manières de mesurer l’assimilation, mais pour une linguiste, c’est surtout le moment où quelqu’un ne parle plus sa langue, a abandonné sa langue ou a beaucoup de mal à la parler. Cet état des choses n’arrive pas par le biais des anglicismes. »

—  Shana Poplack, sociolinguiste.