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Des sportives refusent la sexualisation de leur image

Y a pas deux matins pareils, Ici première
Rattrapage du jeudi 29 juillet 2021

Des sportives refusent la sexualisation de leur image

Des sportives refusent la sexualisation de leur image

Une femme fait le grand écart en l'air.
Comme plusieurs autre gymnastes allemandes, Pauline Schaefer-Betz a porté une combinaison, plutôt qu'un justaucorps, aux Jeux olympiques de Tokyo. PHOTO : Getty Images / Laurence Griffiths
Y a pas deux matins pareils, Ici première
Y a pas deux matins pareilsPublié le 29 juillet 2021

On voit de plus en plus les sportives manifester leur refus de la sexualisation de l'image de leurs corps. Assiste-t-on à un changement de mentalité quant à la représentation du corps féminin dans le milieu sportif ?

Plus tôt ce mois-ci, l’équipe féminine norvégienne de handball de plage a refusé de jouer en portant un bas de bikini et a disputé le match en short, ce qui leur a valu une amende pour « avoir enfreint les règles vestimentaires ». Aux Jeux olympiques à Tokyo, des gymnastes allemandes ont porté des combinaisons qui couvraient les jambes jusqu’à la cheville, au lieu du justaucorps habituel.

Barbara Ravel, professeure agrégée à l’école de kinésiologie et des sciences de la santé de l’Université Laurentienne et spécialiste des questions de genre et sexualité dans le sport, estime que, si les athlètes ont depuis longtemps manifesté leur désir de porter ce qu’elles veulent, c’est grâce aux médias sociaux que leurs opinions et leurs actions sont connues maintenant dans le monde entier.

Une femme d'une quarantaine d'année aux cheveux courts se tient devant une bibliothèque les bras croisés.

La professeure agrégée Barbara Ravel s'intéresse au contexte unique des Jeux olympiques de Tokyo.

Université Laurentienne

Pour Mme Ravel, la question des tenues des sportives se situe entre l'adéquation du vêtement à la pratique du sport (une tenue qui permet la liberté de mouvement et assurer la sécurité de l’athlète) et les intérêts basés sur le marketing qui ouvrent la porte à l’exploitation de l’image sexualisée du corps des femmes.

De plus, il n’y a pas d’équivalence dans les règlements qui régissent la tenue sportive des hommes d’où un double standard sur cette question.

Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, le public a un certain poids parce que, si on s’indigne de la situation des joueuses norvégiennes de handball de plage ou de celle des joueuses de soccer en France privées de terrain si elles portent un hijab, les choses pourraient peut-être changer nous dit Mme Ravel.

« Ce qu’il faudrait ce serait peut-être plus de femmes impliquées dans les processus de décision. Et pas seulement des femmes blanches, mais des femmes de différents milieux culturels, de différents milieux religieux ou géographiques pour avoir un meilleur aperçu de l’impact de ces décisions à l’échelle planétaire. »

—  Barbara Ravel, professeure agrégée à l’école de kinésiologie et des sciences de la santé de l’Université Laurentienne