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L'importance du choix des ambassadeurs

Y a pas deux matins pareils, Ici première
Rattrapage du mardi 27 juillet 2021

L'importance du choix des ambassadeurs

Diplomatie Canada-États-unis : qu’est-ce qui fait un bon ambassadeur?

Les drapeaux du Canada et des États-Unis
Représentation diplomatique : qu'est-ce-qui fait un bon ambassadeur?PHOTO : La Presse canadienne / PC / DARRYL DYCK
Y a pas deux matins pareils, Ici première
Y a pas deux matins pareilsPublié le 27 juillet 2021

On connaît maintenant le nom du nouvel ambassadeur des États-Unis au Canada. Le président Joe Biden a choisi David Cohen, un ancien chef de cabinet du maire de Philadelphie et actuel conseiller principal du patron de Comcast, le géant américain des communications. Cette nomination a soulevé quelques critiques, notamment sur le fait que les postes d'ambassadeurs ont été distribués à des soutiens démocrates sans expérience diplomatique.

Ferry de Kerckhove, ancien diplomate canadien et professeur au Centre d’études en politiques internationales de l’Université d’Ottawa, estime que 30% des postes d’ambassadeurs sont attribués à des personnes qui soutiennent le président du moment, quelle que soit son appartenance politique.

C'est ce qui explique que, dès qu’il y a un changement dans l’administration des États-Unis — que ce soit de démocrates à républicains ou l’inverse — tous les ambassadeurs démissionnent.

Alors, diplomate de métier ou venant de la société civile, qu’est-ce qui fait un bon ambassadeur?

« Je crois que les qualités profondes de l'ambassadeur sont la sympathie, l’empathie, l’entregent, le respect, la connaissance du terrain et surtout avoir la capacité de se déplacer sur ce fameux terrain. [...] Il faut aussi, bien sûr, tenir compte de la diversité profonde des pays dans lesquels on est. »

—  Ferry de Kerckhove, ancien diplomate canadien et professeur au Centre d’études en politiques internationales de l’Université d’Ottawa

D’après M. de Kerkhove, la diplomatie peut s’apprendre aussi sur le tas parce que chaque pays exige un nouvel apprentissage de la part de l’ambassadeur, mais le parcours professionnel d’un diplomate lui donne, au fil des années et des différentes missions, un sens du relativisme qu’il faut avoir.