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Y a pas deux matin pareils
Y a pas deux matin pareils
Rattrapage du jeudi 22 juillet 2021

Que peut-on attendre du sommet sur l'islamophobie?

Comprendre l’importance du sommet fédéral sur l’islamophobie

Publié le 22 juillet 2021
Abdullah Alzureiqi et sa fille Hala prient devant le lieu de l'attaque islamophobe qui a coûté la vie de quatre membres d'une même famille à London.
Des citoyens de London se recueillent devant l'endroit où cinq personnes d'une même famille ont été frappées par un conducteur le 7 juin.PHOTO : Reuters / CARLOS OSORIO

C'est aujourd'hui que doit se tenir le sommet fédéral d'urgence sur l'islamophobie. Cette rencontre avait été annoncée par le gouvernement en réaction à la multiplication des actes xénophobes. Aux yeux de plusieurs, ce sommet est certainement nécessaire, mais est-il suffisant ?

L’Ontario a été très touchée par les actes islamophobes, on se souviendra du drame de London où l’attaque d’une famille musulmane a coûté la vie à 4 personnes. Il y a quelques jours, des agressions contre des musulmans ont eu lieu à Hamilton et à Cambridge.

Selon Safa Ben Saad, professeure associée au Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke, même si le cadre légal canadien garantit le droit des personnes et des communautés [...] il manque aujourd’hui une protection contre les actes islamophobes ordinaires, les actes du quotidien qui ne sont pas couverts par la définition du crime haineux du Code criminel.

« Le sommet en soi n’est pas une solution. L’organisation du sommet permet d’avoir une plateforme de débat, c’est déjà un premier pas [...] qui permet d’aborder le problème et de recueillir des recommandations. C’est l’apport des communautés musulmanes au sommet. [...] Le sommet ne doit pas être qu’un événement passager. Il devra permettre à long terme de prendre conscience de la réalité de l’islamophobie. »

—  Safa Ben Saad, professeure associée au Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke


Au niveau international, il n’y a pas d’exemples pertinents que le Canada pourrait suivre parce que, malgré les nombreux débats, il manque des voix unanimes pour dire quelles seraient les meilleures pratiques pour éradiquer l’islamophobie, nous dit Mme Ben Saad.Il y a des initiatives, mais c’est un sujet qui est de plus en plus sensible et il y a un équilibre à trouver dans les pays libéraux entre la liberté religieuse, la liberté d’expression, la liberté de croyance et le fait d’accepter aussi qu’on est dans une société libre où on a le droit de critiquer les religions, ajoute-t-elle.