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Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 14 avril 2021

L'année pandémique difficile des salons de manucure ontariens

Un salon de manucure de Vaughan dit être injustement ciblé par le bureau de santé de la région de York

Publié le 14 avril 2021
Des chaises de pédicure.
Les salons de manucure et de beauté sont durement touchés par les restrictions sanitaires. PHOTO : getty images/istockphoto / InkkStudios

Le salon Nails at Anthony's, à Vaughan, affirme avoir été faussement accusé le 8 avril dernier par le bureau de santé de la région de York de ne pas avoir bien maintenu une liste de ses clients, des services qui leur ont été offerts et des employés qui ont offert lesdits services. Selon le bureau de santé, faute de liste bien maintenue, une éclosion parmi les employés du salon devait être rendue publique parce qu'il n'était pas possible de réaliser correctement le traçage de cas.

Jackie Liang, une des membres de l’organisme torontois Nail Salon Workers Project, a téléphoné au propriétaire du salon suite aux faits. Il a dit : Ce n’est pas la vérité, j’ai la liste, je l’ai donnée à la santé publique, c’est pour cette raison qu’ils ont les chiffres. J’ai fait tout ce que je peux, rapporte Jackie Liang.

Le bureau santé régional, dans son communiqué du 8 mars, note que 84 personnes avaient un risque élevé de contracter la COVID et demandait aux clients qui étaient au salon du 23 au 26 mars de s’isoler pendant 14 jours. Le communiqué a, par contre, été envoyé 14 jours après la première journée où les clients auraient pu être exposés.

La dernière inspection du salon Nail at Anthony’s a été réalisée au mois d’août 2019. Selon le bureau de santé régional, les propriétaires respectaient les exigences du Règlement de l’Ontario sur les établissements de services personnels.

La tenue des dossiers remarquée durant l’éclosion est toujours sujet d’une enquête du bureau de santé régional.

Vives réactions à l’éclosion dans la population

Le fait que l'éclosion a été rendue publique est incompréhensible selon certains clients. Ils ont été nombreux à manifester leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Comment le bureau de santé sait-il que 84 personnes étaient à risque d’être exposées si la liste des clients n’était pas bien maintenue? Ne croyez pas ce que vous entendez, clame une cliente.

La collègue de Jackie Liang, Yiman Ng, explique que le salon a également été victime de racisme anti-asiatique. Ils ont eu des menaces au téléphone. C’est du racisme anti-asiatique. Ce racisme anti-asiatique est déjà présent dans la société et ils le vivent, dit-elle. Depuis le début de la pandémie, le Nail Salon Workers Project propose des ateliers aux employés sur la gestion des situations où un client les harcèle.

L’organisme à but non-lucratif a une vocation éducative et sensibilise les employés aux risques associés à leur emploi.

Les salons de manucure sous la loupe

Depuis le début de la pandémie, le Ministère du Travail de l’Ontario a réalisé plus de 960 inspections d’établissements du secteur des services personnels, indique un porte-parole du ministère dans un courriel. Le bureau de santé de la région a suspendu les inspections de routine en raison des mesures sanitaires, mais continue à répondre aux plaintes et à enquêter sur les éclosions.