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Témoignages de deux urgentologues du University Health Network

Y a pas deux matins pareils, Ici première
Rattrapage du vendredi 12 mars 2021

Témoignages de deux urgentologues du University Health Network

365 jours aux urgences du University Health Network de Toronto

Une personne portant des vêtements d'hiver et une visière traverse la rue devant le tramway.
Des piétons passent devant Queen's Park à Toronto.PHOTO : CBC / Sam Nar
Y a pas deux matins pareils, Ici première
Y a pas deux matins pareilsPublié le 12 mars 2021

« Mon chef m'a demandé d'arrêter de travailler, ma famille m'a demandé, mais je suis médecin, c'est ce que je fais, c'est ma passion », lance la Dre Paula Cleiman. Enceinte, la Torontoise a néanmoins continué de travailler durant les premiers mois de la pandémie et jusqu'au mois d'août au University Health Network (UHN) de Toronto.

Ce n’était pas juste de laisser mes collègues tout seul. J’ai des collègues qui sont âgés et qui travaillaient, donc je voulais continuer à aider, ajoute la médecin. C’est dans la solidarité que les employés du réseau ont attendu l’arrivée en trombe du virus en Amérique du nord. Quand les décès ont commencé à s’accumuler, spécialement en Italie, on avait vraiment peur. On se demandait: “Est-ce que c’est ça qui va arriver au Canada?” dit-elle.

Une femme est assise devant une bibliothèque, dans un bureau.

La Dre Paula Cleiman est urgentologue au réseau University Health de Toronto

Capture d'écran

Bien que certains scénarios se dessinaient, le virus était encore méconnu. Les informations qui changeaient à chaque semaine me faisaient peur en tant que médecin. On ne savait pas le mode de transmission du virus, mentionne la Dre Paula Cleiman.

Une attention à la santé mentale

Au cours de la dernière année, la Dre Dawn Lim, la collègue de la Dre Paula Cleiman, porte attention à la santé mentale des professionnels du milieu de la santé. Le suicide de la Dre Karine Dion, une urgentologue québécoise qui s’est éteinte en janvier 2021, a secoué l’équipe de la Dre Dawn Lim, à Toronto.

Une femme est assise sur une chaise de bureau dans un chambre, devant un berceau pour un bébé.

La Dre Dawn Lim est urgentologue au réseau University Health de Toronto

Capture d'écran

C’était très difficile pour mon équipe et j’ai réalisé que le silence en médecine était dangereux, observe la Torontoise. Selon la Dre Dawn Lim, l’image super-héroïque du médecin ne laisse pas de place à l’aide. L’aide est considérée comme une faiblesse, mais l’ironie est que parler de nos besoins est plus courageux que de garder notre silence, souligne l’urgentologue.

La culture de la médecine est basée sur la honte, pense la Dre Dawn Lim. On dit ou on pense que si on a peur, on est mauvais, on est stupide, on est faible, on est parraisseux, confie l’urgentologue.

Place à la vaccination

Après huit mois de congé de maternité et de télétravail, la Dre Paula Cleiman sera de retour au travail au cours des prochains jours pour vacciner la population. L’urgentologue a aussi eu la première dose d’un vaccin. J’étais vraiment excitée de l’avoir, j’avais quelques larmes. On voit la lumière au bout du tunnel, exprime Dre Paula Cleiman.

L’urgentologue juge que la vaccination s’est faite trop lentement. J’espère que maintenant on va procéder plus rapidement et qu’on finir de vacciner la population cet été, affirme l’urgentologue au University Health Network.