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Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Rattrapage du mardi 8 décembre 2020

Culture :  L'histoire de la consommation et la vente d'alcool en Ontario

Comprendre l'histoire de la vente d’alcool en Ontario

Publié le 8 décembre 2020
Une succursale du LCBO en 1971. Deux hommes sont debout derrière le comptoir des commandes.
Une succursale du LCBO en 1971PHOTO : LCBO

L'historien Marcel Martel explique l'histoire de la vente d'alcool en Ontario.

La pandémie a nécessité des changements dans la réglementation des ventes et la consommation d’alcool en Ontario.

Les restaurateurs exigent des changements

Des restaurants peuvent maintenant vendre de l'alcool à emporter avec l'achat de nourriture, des compagnies comme Dolly's Trolley et Crybaby Gallery sur la rue Dundas offrent des services de livraison de cocktails, et les petits détaillants peuvent également vendre des bouteilles de vin, cidre, bière et spiritueux dans leurs propres magasins.

Tariq Ahmed, le propriétaire de Revel Cider, un producteur de cidre à Toronto, veut que ses changements temporaires soient offerts de façon permanente. Il demande ainsi une grande réorganisation des règlements de vente qui favorise les restaurateurs.

C'est une question d'équité pour les bars et les restaurants, dit-il.

Des règles qui ne datent pas d’hier

Peu importe l’époque, le gouvernement ontarien a toujours été lent à s'adapter aux attitudes modernes à l'égard de l'alcool, remarque l’historien Marcel Martel, professeur d’histoire à l’Université York, et l’auteur du livre Une brève histoire du vice au Canada depuis 1500.

Après la fin de la prohibition ontarienne en 1927, le gouvernement conservateur du premier ministre Howard Ferguson a créé l'agence des alcools. Les premières succursales du LCBO ne ressemblaient pas du tout aux magasins qu’on connaît aujourd'hui avec les publicités de spiritueux et les magazines avec des recettes.

Le système original était conçu pour rendre l'expérience d'achat d'alcool aussi gênante et austère que possible et pour permettre à la province de se mêler des habitudes privées des Ontariens.On remplissait un formulaire avec la demande de produit, l’information de l’acheteur, dont l’adresse et code postal. Ce système est resté en vigueur jusqu'en 1969.