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L'après pandémie :  vers une alimentation plus locale?

Y a pas deux matins pareils, Ici première
Rattrapage du mardi 5 mai 2020

L'après pandémie :  vers une alimentation plus locale?

Agriculture et COVID-19 : vers une alimentation plus locale?

On voit au premier plan, à droite, un champ où pousse du maïs. En arrière-plan, à gauche, d'énormes serres où l'on cultive des légumes.
Danik Lafond, le directeur général de l'Union des cultivateurs Franco-Ontariens, croit qu'une plus grande indépendance alimentaire passe entre autres par les consommateurs, qui peuvent exiger des produits locaux et ainsi forcer le marché à s'adapter.PHOTO : Radio-Canada / Chantal Srivastava
Y a pas deux matins pareils, Ici première
Y a pas deux matins pareilsPublié le 5 mai 2020

Est-il possible pour l'Ontario de moins dépendre des importations de produits et de la main d'oeuvre étrangère?

Danik Lafond, le directeur général de l'Union des cultivateurs franco-ontariens, croit qu'une plus grande indépendance alimentaire passe entre autres par les consommateurs, qui peuvent exiger des produits locaux et ainsi forcer le marché à s'adapter. Il mise aussi sur les systèmes d'approvisionnements, qui doivent permettre aux producteurs locaux d'accéder au marché.

« Y a rien qui m'inquiète plus au mois de juin, dans la saison forte de la fraise, que de voir des fraises de la Californie dans les supermarchés, alors que nos producteurs locaux sont facilement capables d'en produire. »

—  Danik Lafond, directeur général de l'UCFO

Quant à la main d'oeuvre pour la saison estivale et les récoltes, l'UCFO anticipe une pénurie, à cause de la gestion de la quarantaine obligatoire des travailleurs étrangers et de la difficulté à obtenir des visas. Danik Lafond ajoute que les agriculteurs ne semblent pas pouvoir compter sur la main d'oeuvre ontarienne pour combler le manque de travailleurs étrangers. On ne voit pas qu'il y a un engouement très fort de la population à venir prêter main-forte aux agriculteurs, dit-il. On hérite d'un certain manque de valorisation de la profession.

Le gouvernement Trudeau a annoncé mardi une aide de 252 millions de dollars au secteur agroalimentaire, durement touché par la pandémie.