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Un livre de la Torontoise Marguerite Andersen représente l’Ontario au Combat des livres

Y a pas deux matins pareils, Ici première
Rattrapage du mardi 21 avril 2020

Un livre de la Torontoise Marguerite Andersen représente l’Ontario au Combat des livres

Combats des livres  :  entrevue avec Marguerite Andersen pour La mauvaise mère

Photo de Marguerite Andersen
Le livre "La mauvaise mère ", de Marguerite Andersen est finaliste au Combat des livres 2020 de Radio-Canada.PHOTO : Radio-Canada
Y a pas deux matins pareils, Ici première
Y a pas deux matins pareilsPublié le 21 avril 2020

Les livres et combattants pour le prochain Combat des livres 2020 de Radio-Canada sont maintenant dévoilés. En Ontario, ce sera l'autrice originaire de Hawksbury Dominique Demers, qui aura l'honneur de monter dans le ring pour défendre l'ouvrage La mauvaise mère, de la Torontoise Marguerite Andersen.

Née en Allemagne, Marguerite Andersen a vécu avec sa famille en Europe, en Afrique et aux États-Unis, mais c'est au Canada qu'elle s'est établie pour de bon et a lancé sa riche carrière littéraire. L'autrice de maintenant 95 ans est toujours active et continue à écrire.

En 2009, elle remporte le prix Trillium avec Le figuier sur le toit. Elle obtient la même reconnaissance avec son livre La mauvaise mère en 2014. Ce roman raconte sans pudeur des moments où elle fut absente de la vie de ses enfants.

Dans la mauvaise mère, Marguerite Andersen se confie sur son expérience de la maternité et raconte en autofiction les décennies où elle a fondé sa famille. On constate que l'autrice était une femme très moderne pour les années 40, 50 et 60 - puisqu'elle travaillait, voyageait, étudiait et vivait une vie amoureuse plutôt que d'être femme au foyer.

Elle a dû quelquefois laisser ses enfants derrière, des séparations courtes et longues qui auraient pu être vécus comme des abandons. Elle est cette mère aimante et fière de ses enfants maintenant devenus grands, mais qui contemple avec honnêteté ses regrets, ses remords, ses manquements.

« Quand j'ai écrit le livre, je pouvais évaluer ce que j'avais fait en tant que jeune mère - et au fond, j'avais d'abord foutu le camp. J'avais pas du tout envie de m'enfermer avec les enfants. Mais enfin, finalement ils vont bien et je suis assez contente [...] de ce que j'ai fait de ma vie et de mes enfants, qui sont toujours là. »

— Une citation de  Marguerite Andersen, autrice

Quels arguments pourrait utiliser Dominique Demers pour défendre La mauvaise mère, selon son autrice? Elle pourrait dire d'abord que le titre est un peu ironique... Car la mauvaise mère de ce livre est quand même une bonne mère. [...] Elle va dire quelque part aussi que le métier de mère est un métier dur, et qu'il prend beaucoup de temps.

Photo de Marguerite à son bureau écrivant à l'ordinateur.

Marguerite Andersen chez elle

Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Que fait Marguerite Andersen de son confinement ? Et bien elle pense à son prochain livre, qu'elle voudrait intituler Les petites joies. Elle invite les femmes à se tourner aussi, comme elle, vers l'écriture de soi et voir ce qu'elles ont à dire sur leurs vies.

« Ce qui arrive dans la vie d'une femme c'est important. Il faut le retenir. Je pense qu'un livre qui révèle ce que c'est qu'une vie - n'importe laquelle [...] c'est important. Je pense que c'est important pour le lecteur de trouver dans un livre quelque chose qui dit "écoute-moi". Et c'est comme ça peut-être que j'écris mes livres... Je me dis "quelqu'un va les lire". »

— Une citation de  Marguerite Andersen, autrice