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Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Y a pas deux matins pareils, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 31 mars 2021

Une campagne de financement pour aider Olga Lambert, résidente de Durham

Une résidente de Durham doit se rendre en Allemagne pour soigner un quatrième cancer

Publié le 31 mars 2021
Une femme noire souriante vêtue d'une robe bleu et rose.
Olga Lambert est l'une des ambassadrice francophone de l'organisme After Breast Cancer qui vient en aide aux femmes atteinte du cancer du sein.PHOTO : Photo:Cristina Sacco, Stetati Media. Hair and Makeup:Rachel Jones, BPretty

La communauté africaine de la région de Toronto et l'organisme After Breast Cancer ont joint leurs efforts pour venir en aide à Olga Lambert, une résidente de la région de Durham qui doit se rendre en Allemagne pour soigner son quatrième cancer.

Le traitement nécessaire, une chimiothérapie régionale, est dispendieux et n’est pas disponible au Canada. Une campagne de financement, organisée par l’organisme After Breast Cancer vise à obtenir 155 000$ pour défrayer les coûts. Le coût des quatre cycles de traitements avoisine 120 000$.

C’est très important de s’assurer qu’elle ait cette somme avant de partir pour qu’elle ne soit pas là-bas avec le stress de Est-ce qu’on a eu le restant?, souligne Carole Gballou, présidente de l’Association de la Communauté Ivoirienne de la Région de Toronto.

Georgette Amihere, qui connait Olga Lambert depuis 25 ans, a vécu les trois derniers cancers aux côtés de son amie. Olga est une croyante, elle sait qu’elle va battre le cancer encore une fois, dit-elle. La mère de deux garçons est résiliente et une battante, selon ses amies.

Un traitement non-disponible au Canada

Olga Lambert a une tumeur à l'abdomen dûe à un carcinome utérin métastatique, un cancer dont le point de départ est l’utérus, mais qui s’est aussi probablement disséminé au niveau de l’abdomen, explique le Dr Eric Bouffet, oncologue à l’hôpital SickKids de Toronto.

On n’a pas besoin d’infuser la chimiothérapie partout et c’est là où des techniques loco-régionales sont intéressantes parce qu’elles vont administrer une dose très importante de chimiothérapie dans un endroit qui est bien déterminé, dit-il.

Le traitement serait réalisé en Bavière, dans la clinique du Dr Karl Aigner, reconnu mondialement pour ce type de traitement. Le Dr Éric Bouffet déplore le manque d’accès à des traitements du genre au Canada. Selon l’oncologue, le système de santé canadien laisse peu de place à l’innovation et à des traitements d’exception.

Je le regrette parce que, bien qu’au départ la philosophie canadienne soit tout à fait respectable et certainement très démocratique, ça introduit un système à deux vitesses parce que les gens qui ont les moyens et qui n’ont pas accès à un traitement au Canada, vont aller ailleurs pour accéder à ces traitements, analyse l’oncologue.