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Syndrome du nid vide :  entrevue avec la psychologue Geneviève Beaulieu-Pelletier

L'animatrice de Vivement le retour, Laurie Dufresne
Rattrapage du mardi 9 août 2022

Syndrome du nid vide :  entrevue avec la psychologue Geneviève Beaulieu-Pelletier

Souffrez-vous du syndrome du nid vide?

Une mère et son adolescente sont étendues sur un lit et se regardent en souriant.
Une mère et sa fille se parlentPHOTO : getty images/istockphoto / michaeljung
L'animatrice de Vivement le retour, Laurie Dufresne
Vivement le retourPublié le 9 août 2022

C'est bientôt la rentrée scolaire, et pour certains parents, cela signifie le départ de la maison d'un enfant pour la poursuite de ses études dans une autre ville, un autre pays. Le « syndrome du nid vide » peut alors frapper de plein fouet. Que faire pour minimiser la tristesse associée à cette nouvelle étape de la vie?

La psychologue Geneviève Beaulieu-Pelletier suggère aux parents de se préparer à ce départ, et de ne pas taire ses émotions. De pouvoir anticiper. De comprendre que c'est normal d'avoir une réaction. De voir ce qui s'en vient. Une fois qu'il part, de se demander ce qu'on ressent, qu'est-ce que cela nous fait vivre. Cela est un bon guide pour savoir où on se situe [...] c'est le temps de se reconcentrer sur nos besoins. Des fois, on ne se rappelle même plus de qui on était avant d'avoir des enfants.

C'est important de le vivre, ajoute-t-elle. D'en parler à ses proches, d'aller chercher du soutien, au besoin.

Un mal qui touche une personne sur trois

Le « syndrome du nid vide » ne se limite pas à une simple tristesse liée avec le départ d'un enfant, explique la psychologue. Il s'agit d'un mal profond qui peut mener à la dépression.

On le vit de façon très importante, mais ce n'est pas le même cas de figure pour tous, souligne Geneviève Beaulieu-Pelletier. Parfois, c'est le dernier qui quitte la maison, parfois c'est avec un enfant avec lequel on avait un lien particulier.

Ce n'est pas tout le monde qui vit cette douleur intensément - environ 35 % de la population, selon la psychologue. Les raisons expliquant cet état d'esprit sont multiples : la perte d'un lien privilégié avec son enfant, un nouvel état de solitude, le sentiment que la mort se rapproche, la nécessité de se redéfinir comme individu, etc.

« C'est vraiment perçu comme perte. Et il y a un processus de deuil qui s'enclenche peu à peu. »

— Une citation de  Geneviève Beaulieu-Pelletier, psychologue

La psychologue suggère, face à ce mal-être, de se refaire une place. Tranquillement, "où sont mes besoins aujourd'hui en dehors de mon rôle parental, parce qu'il a changé maintenant".

Nos enfants sont rendus grands, ils sont autonomes. On peut être fier. Il y a toute une liberté aussi! On peut se concentrer sur ce que ça nous apporte.