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Avancée dans le domaine de la chirurgie crânienne

Vivement le retour, ICI Première
Rattrapage du mardi 2 août 2022

Avancée dans le domaine de la chirurgie crânienne

Une nouvelle plaque dynamique pour les grands traumatisés crâniens

Une intervention chirurgicale
Une chirurgiePHOTO : Shutterstock
Vivement le retour, ICI Première
Vivement le retourPublié le 2 août 2022

Une nouvelle technologie pour diminuer le nombre de chirurgies des traumatisés crâniens a vu le jour à Sherbrooke grâce à une collaboration entre la Faculté de génie et celle de la santé et des sciences de l'Université de Sherbrooke. Elles ont développé une plaque de fixation crânienne dynamique pour les patients devant subir une craniectomie décompressive.

On parle de gens qui sont très malades après un AVC massif, ou à la suite d'un gros trauma de moto, de vélo, explique le neurochirurgien Christian Iorio-Morin. Le cerveau se met à enfler et cela prend tellement d'espace que cela fait augmenter la pression dans le crâne de façon très importante. La seule solution possible est d'agrandir le crâne.

Grâce à cette plaque, les patients n'auront à passer qu'une seule fois sous le bistouri. Traditionnellement, pour diminuer cette pression, les médecins enlèvent un morceau du crâne, qui est par la suite congelé, et l'ouverture est simplement recouverte de peau. Une fois l'enflure diminuée, le morceau de crâne est remis en place lors d'une deuxième intervention.

C'est une procédure majeure qui est à haut risque, souligne le médecin. La moitié du crâne n'est plus là, le cerveau n'est pas protégé. 

Un programme de stage pour développer des initiatives

Les médecins se demandaient comment limiter les interventions sur les patients et rendre la procédure moins risquée. Le Dr Iorio-Morin a entamé un programme de stage pour les étudiants en génie afin qu'ils tentent de trouver des solutions à des problèmes courants dans les salles de chirurgie, comme le retrait d'une plaque osseuse. Les étudiants ont décidé d'utiliser le même matériau que celui utilisé pour les plaques fixes, le titane, mais ont travaillé sa fonctionnalité.

Nous, on a travaillé sur le design, explique pour sa part Simon Lapointe, étudiant en génie mécanique. On a été capable de travailler pour que cette plaque devienne plus flexible, mais seulement dans le sens de l'enflure. Quand la partie osseuse reprend sa place, la plaque est aussi solide qu'une plaque fixe.

Cela fait trois ans que l'équipe travaille sur cette innovation, mais elle n'est pas encore utilisée lors d'une chirurgie. Le Dr Iorio-Morin espère qu'elle pourra être disponible le plus rapidement possible.