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Le médicament Paxlovid contre la COVID-19 :  entrevue avec Benoît Barbeau

L'animatrice de Vivement le retour, Laurie Dufresne
Rattrapage du lundi 1 août 2022

Le médicament Paxlovid contre la COVID-19 :  entrevue avec Benoît Barbeau

Le médicament Paxlovid contre la COVID-19 :  entrevue avec Benoît Barbeau

Des comprimés de médicaments sont emballés dans du papier métallique.
Des comprimés composant le Paxlovid, un traitement antiviral pour certains patients souffrant de COVID-19, sont empaquetés dans une usine d'Ascoli, en Italie, sur cette photo fournie par la pharmaceutique Pfizer à l'agence de presse Reuters le 16 novembre 2021. PHOTO : Photo fournie par Pfizer à Reuters
L'animatrice de Vivement le retour, Laurie Dufresne
Vivement le retourPublié le 1 août 2022

Parmi les millions de Canadiens qui ont été infectés par la COVID-19, seulement 60 000 personnes ont reçu le Paxlovid alors que 600 000 doses ont été offertes aux provinces. Ce médicament, qui comprend deux antiviraux, vise à bloquer la réplication du coronavirus dans le corps humain, et ainsi limiter les risques de développer une forme grave de la maladie. Pourquoi ce médicament n'a-t-il pas été prescrit et administré davantage? 

Ce médicament doit être administré de façon sage, rappelle Benoît Barbeau, professeur en sciences biologiques à l'Université du Québec à Montréal et expert en virologie. C'est un médicament qui est à ses débuts. [...] Je crois qu'on y va progressivement, les cliniciens veulent s'assurer qu'il n'y a pas certaines réactions.

Le Paxlovid, souligne Benoît Barbeau, peut provoquer des effets secondaires et des interactions indésirables avec certains médicaments. [Il est surtout utilisé] pour les personnes immunosupprimées, plus âgées, toutes celles qui sont plus à risque d'être hospitalisées, explique-t-il, ajoutant qu'il n'a pas les mêmes effets bénéfiques sur les personnes en bonne santé.

Une faible proportion de la population ayant reçu le Paxlovid n'a par ailleurs pas complètement réussi à éliminer le virus. On sait qu'il y a des gens traités qui ont démontré un bon contrôle du virus, rendu pratiquement indétectable par les tests, et soudainement, réapparition du virus. Il y a ce qu'on appelle le rebound, bien dénoté chez les patients, et on veut voir dans quelle proportion cela arrive [...] et comprendre un peu mieux c'est quoi le processus.

« C'est un nouveau médicament. On veut aussi s'assurer que l'efficacité est bel et bien au rendez-vous, particulièrement avec les sous-variants qui circulent. »

— Une citation de  Benoît Barbeau, professeur en sciences biologiques à l'Université du Québec à Montréal

Le professeur précise toutefois que cette réticence ne veut pas dire que l'innocuité du vaccin est en doute. Lorsque l'Agence de santé publique du Canada donne son OK, elle a fait une analyse claire et très bonne au niveau des données fournies par la compagnie. On ne donne pas un OK sur un médicament qui démontre des problèmes. Les données doivent être convaincantes.

C'est quand même, selon moi, le meilleur antiviral disponible, et je crois qu'éventuellement, il sera utilisé de façon plus fréquente.