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Le défi de développer de nouvelles variétés de pommes au Québec

Vivement le retour, ICI Première
Rattrapage du lundi 13 septembre 2021

Le défi de développer de nouvelles variétés de pommes au Québec

Le défi de développer de nouvelles variétés de pommes au Québec

Gros plan sur des pommes attachées à une branche.
À la suite du décès du copropriétaire des lieux, un projet-pilote de reprise est en cours afin que la production se poursuive de façon biologique et avec l'aide de la communauté.PHOTO : Radio-Canada / Roxanne Langlois
Vivement le retour, ICI Première
Vivement le retourPublié le 14 septembre 2021

La saison des pommes est commencée. Pour faire concurrence aux pommes qui viennent de l'extérieur, les producteurs québécois misent sur la production de nouvelles variétés.

Le portrait des récoltes et des ventes de pommes révèle que les quatre principales variétés cultivées au Québec, soit les pommes Empire, Spartan, Cortland et McIntosh, ont perdu des parts de marché dans les épiceries au profit des variétés importées entre 2019 et 2020.

Les prix des pommes du Québec vendues en épicerie ont également augmenté en 2020 par rapport à l’année précédente, alors que ceux des variétés généralement importées, comme l'Ambrosia, la Granny Smith et la Gala, ont diminué. Même si le coût de ces dernières reste en moyenne plus élevé que celui des pommes du Québec, les consommateurs choisissent souvent des pommes importées, qui se démarquent par leur goût et leur fermeté.

Les pomiculteurs québécois misent donc sur le développement de nouvelles variétés de pommes pour rester concurrentiels. Cette option amène cependant de nombreux défis. Il est par exemple difficile de produire ces pommes en assez grandes quantités pour pouvoir les vendre dans les épiceries. Les nouvelles variétés québécoises sont donc peu présentes dans les commerces de détail, et sont plutôt vendues en kiosque dans les vergers, explique Éric Rochon, vice-président des Producteurs de pommes du Québec.

« On est à la recherche de nouvelles variétés, mais qui doivent avoir de meilleurs taux de conservation. »

—  Éric Rochon est vice-président des Producteurs de pommes du Québec.

En pomiculture, la création d'une nouvelle variété est également un processus de longue durée. Pas moins d'une vingtaine d'années sont nécessaires pour compléter toutes les opérations, avance le pomiculteur Roland Joannin.

« On a 8000 hybrides. J'ai déjà fait des croisements de 1000 individus et rien obtenu. »

—  Roland Joannin, instigateur de La Pomme de demain

Ce dernier est l'instigateur de La Pomme de demain, un organisme à but non lucratif créé pour aider les producteurs. Il regroupe une cinquantaine de pomiculteurs, de cidriculteurs et de chercheurs des Basses-Laurentides, de la Montérégie, des Cantons-de-l’Est et de la région de Québec. Ensemble, ils tentent de trouver des variétés goûteuses et adaptées aux conditions climatiques régionales. Ils espèrent que leurs créations sauront attirer les consommateurs, dont l'intérêt pour les produits agricoles québécois a été accentué par la pandémie.

Les vergers doivent être modernisés

Les Producteurs de pommes du Québec perçoivent également la perte de parts de marché des pommes québécoises en épicerie comme un « message clair » qu'ils doivent moderniser leurs vergers pour être compétitifs par rapport aux importateurs.

La fédération a demandé au ministère de l’Agriculture de la province de bonifier le Programme de modernisation des vergers de pommiers du Québec en élevant notamment l’aide financière maximale par entreprise à 100 000 $, soit le double du plafond actuel.

Avec les informations de René Cochaux