•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Réactions aux excuses des Productions horticoles Demers

Vivement le retour, ICI Première
Rattrapage du vendredi 4 juin 2021

Réactions aux excuses des Productions horticoles Demers

Une pétition pour que Québec modifie les normes d’accueil des travailleurs étrangers

Des serres avec des légumes.
Le projet de serres des productions horticoles Demers, à Lévis. PHOTO : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie
Vivement le retour, ICI Première
Vivement le retourPublié le 5 juin 2021

En entrevue à Vivement le retour, le militant de longue date Claude Dallaire, qui avait lancé un appel au boycottage (Nouvelle fenêtre) des Productions horticoles Demers à la suite des révélations d'un reportage de Radio-Canada, a indiqué avoir changé d'avis.

Selon lui, la dernière semaine a montré que l'entreprise ne représente pas un cas isolé. Il croit donc qu’il faut s’attaquer au véritable problème, en exigeant des règles plus sévères pour l'hébergement des travailleurs étrangers aux différents paliers de gouvernement.

On va cesser le boycottage, parce ce qu’on s'aperçoit, avec le reportage, ce qui est sorti, ce n’est pas seulement cette entreprise-là, il y a plein d’entreprises qui engagent des travailleurs étrangers temporaires où les conditions d’hébergement ne sont pas de qualité, remarque-t-il.

« Je pense qu’il faut s’attaquer au problème de fond, qui sont [...] les normes qui sont ridicules pour héberger ces gens-là. Il faut que ces normes-là soient modifiées rapidement pour que les employeurs ne puissent pas faire le minimum. »

—  Claude Dallaire, activiste

Le gouvernement du Québec ne pourra pas se laver les mains longtemps en disant que c’est le fédéral, ajoute-t-il. D’ici une semaine, il va y avoir une pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, qui va se promener dans la stratosphère partout, qui va demander à ce qu’on modifie les normes pour qu’elles soient des normes respectables.

« On ne tire pas un trait pour toujours »

Le Panier maraîcher, en Montérégie, avait de son côté indiqué vouloir arrêter de vendre des tomates Demers.

Son président, Richard Cosetti, souligne maintenant être éventuellement prêt à refaire affaire avec les Productions horticoles Demers, après avoir vu les excuses du président-directeur général de la compagnie.

On a fait un mémo pour dire qu’on prend nos distances avec Demers, pour un certain moment le temps que tout ça se règle. Malgré la lettre [d'excuses], on ne pourra pas recommencer tout de suite. On prend une pause, on va probablement laisser la saison aller, et on retournera avec eux , je dirais plus à la fin de la saison maraîchère probablement, explique-t-il.

Si j’ai bien compris, une personne va être dédiée à faire le suivi de tout ça, les vérifications de ces installations. Sa mission, c’est que ça ne revienne plus, ces histoires-là. Je ne vois pas pourquoi qu’on ne rembarquerait pas avec eux après, quand on sait que les employés sont bien traités. On ne tire pas un trait pour toujours, conclut-il.