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Des vignobles de l'Estrie développent de nouveaux cépages adaptés au climat

Vivement le retour, ICI Première
Rattrapage du lundi 27 septembre 2021

Des vignobles de l'Estrie développent de nouveaux cépages adaptés au climat

Des vignobles de l'Estrie développent de nouvelles techniques adaptées au climat

Yvan Quirion parmi ses vignes.
Yvan Quirion privilégie les vignes de vitis vinifera.PHOTO : Radio-Canada / Pier Gagné
Vivement le retour, ICI Première
Vivement le retourPublié le 28 septembre 2021

Les vignerons du Québec sont de plus en plus nombreux à cultiver des cépages nobles, comme le chardonnay, le pinot noir, le cabernet sauvignon et le merlot. Ils cultivent avec succès les vignes européennes, comme les vitis vinifera, grâce à des technologies qu'ils ont développées au fil des ans.

Ces cépages sont plus sensibles au froid que les cépages hybrides qui poussent au Québec, comme le seyval, le maréchal Foch ou le frontenac. Pour que les vignes européennes survivent à nos hivers, les vignerons québécois misent sur des techniques qui permettent de protéger les vignes du gel.

Le Vignoble du Ruisseau, à Dunham, s'est doté d'un système de géothermie installé sous la terre, qui permet de chauffer les pieds de vigne.
Cette technique développée au vignoble vient d'ailleurs d'obtenir un brevet international, indique Sara Gaston, copropriétaire du Vignoble du Ruisseau.

Cela nous assure d'avoir un vignoble sans mortalité à cause de nos hivers rigoureux, explique-t-elle.

Des toiles géotextiles mises à profit

Des toiles géotextiles sont aussi utilisées pour protéger les pieds de vigne lorsqu’il fait -20 °C, ou encore plus froid. Yvan Quirion, copropriétaire du Vignoble du Domaine Saint-Jacques a travaillé avec Texel, l'un des plus importants fabricants de matériaux non tissés à usage technique en Amérique du Nord.

La plupart des producteurs de vitis vinifera utilisent ces membranes, en Ontario aussi, affirme-t-il.

Une place importante à la recherche et au développement

Le Conseil des vins du Québec s'est donné pour mission d'élever la viticulture québécoise vers de hauts sommets de qualité, et de raffiner le savoir-faire de ses artisans afin d'en tirer le meilleur du terroir québécois.

Le principal défi a été de parfaire les techniques pour produire du vin malgré les hivers rigoureux, mais d'autres défis attendent les vignerons, comme les changements climatiques, qui leur donnent des maux de tête.

Louis Thomas, vigneron et responsable recherche et développement au Conseil des vins du Québec, se dit cependant impressionné par les avancées technologiques et le savoir-faire des vignerons québécois.

« Les possibilités sont beaucoup plus grandes qu'on aurait pu imaginer. »

—  Louis Thomas, vigneron et responsable recherche et développement au Conseil des vins du Québec

En 1608, lorsque Samuel de Champlain s’est installé sur le site de la future ville de Québec, il y avait planté des vitis vinifera, qui n’ont pas survécu au premier hiver. Aujourd'hui il réussirait.